Alberto Caeiro, l'un des noms sous lequel écrit Fernando Pessoa, le grand poète portugais, nous dit toute l'importance de sentir au lieu de penser, ou plutôt d'avoir des pensées "qui sont toutes des sensations"...
Car la pensée raisonneuse, analytique, ne conduit à rien et ne fait que tourner sur elle-même...ainsi que l'écrit Pessoa dans "En Bref" : "seuls ceux qui ne pensent jamais parviennent à une conclusion. Penser c'est hésiter"...
Quand parviendrons-nous donc à retrouver nos sensations, c'est à dire à relier à nouveau avec nos propres corps, et donc avec la Nature ?
Propos illustré par le poème "Je suis un gardeur de troupeau", dit ici par Christian Gonon de la Comédie Française, dans l'émission "Le poème du jour" de France Culture du 29/06/2011...
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mardi 5 juillet 2011
dimanche 15 mai 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les carnets de Krishnamurti
Nous poursuivons les extraits des Carnets de Krishnamurti ( publiés aux Editions du Rocher ), où c'est la relation à la nature qui conduit à la méditation. Ici - le 12 octobre dans la grande beauté de la Toscane - c'est "du silence...que survient la méditation", et celle ci abolit le temps, "ne laissant aucune trace du passé"...
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mardi 3 mai 2011
Le parfum du temps présent : Teofilo Chantre
Teofilo Chantre, artiste capverdien, nous invite dans cette chanson - diffusée sur RFI dans l'émission "En Sol Majeur" du 2 mai 2011 - à goûter "le parfum du temps présent", sur des paroles de Marc Estève.
Il y est question de préférer l'ici à l'ailleurs, et de goûter l'instant présent "sans penser à demain, ni rien"....
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Il y est question de préférer l'ici à l'ailleurs, et de goûter l'instant présent "sans penser à demain, ni rien"....
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jeudi 28 avril 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti ( suite )
Nous poursuivons donc les extraits annoncés des Carnets de Krishnamurti, où la relation à la nature induit la méditation. Ici c'est "le sentiment d'immensité presque insupportable", la calme majestueux de la nature environnante, qui entraîne l'auteur à rejeter l'imagination et la fantaisie au profit de la Réalité elle-même.
Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...
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Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...
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dimanche 24 avril 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti
La relation à la nature est la source de la guérison, et la voie de la transformation de l'homme. Nous allons mettre en ligne plusieurs extraits du journal de Krishnamurti sur ce thème, tellement il nous semble important.
Juste un mot d'explication préalable.
Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »
Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...
Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »
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Juste un mot d'explication préalable.
Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »
Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...
Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »
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mercredi 6 avril 2011
Nous sommes invités à sentir : Gilles Clément le jardinier
Gilles Clément est un jardinier passionné, qui a inventé le "jardin planétaire"qu'il définit ainsi lui-même : « Faire le plus possible avec, le moins possible contre ». La finalité du Jardin Planétaire consiste à chercher comment exploiter la diversité sans la détruire. Comment continuer à faire fonctionner la « machine » planète, faire vivre le jardin, donc le jardinier.
Dans ce passage de son roman "Thomas et le voyageur", publié en 1997 et réédité récemment chez Albin Michel, il nous invite à sentir, à adopter une autre manière de voir la nature, où "l'irrationel participe au discernement".
Extrait de l'émission "L'Humeur vagabonde" de France Inter du 5 avril 2011
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Dans ce passage de son roman "Thomas et le voyageur", publié en 1997 et réédité récemment chez Albin Michel, il nous invite à sentir, à adopter une autre manière de voir la nature, où "l'irrationel participe au discernement".
Extrait de l'émission "L'Humeur vagabonde" de France Inter du 5 avril 2011
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dimanche 27 mars 2011
Ainsi vivons-nous, à chaque pas prenant congé : Rainer Maria Rilke
Rainer Maria Rilke, poète né à Prague en 1875, séjourna quelque temps dans le chateau de Duino au bord de l'Adriatique, où il composa les "Elégies de Duino", sans doute son chef d'oeuvre.
Nous avions déjà mis en ligne un extrait de la 8ème élégie. En voici un autre, où Rilke compare le bonheur « de la petite créature », qui demeure toujours reliée à toutes choses, à l'incapacité de l'homme à relier vraiment, car toujours spectateur, et « à chaque pas prenant congé »...
Ce passage de la 8ème élégie, lu par Sophie Gueydon, est extrait de la traduction de Philippe Jacottet, parue aux Editions La Dogana en 2008.
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Nous avions déjà mis en ligne un extrait de la 8ème élégie. En voici un autre, où Rilke compare le bonheur « de la petite créature », qui demeure toujours reliée à toutes choses, à l'incapacité de l'homme à relier vraiment, car toujours spectateur, et « à chaque pas prenant congé »...
Ce passage de la 8ème élégie, lu par Sophie Gueydon, est extrait de la traduction de Philippe Jacottet, parue aux Editions La Dogana en 2008.
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lundi 6 septembre 2010
Prière pour aller au Paradis avec les ânes : Francis Jammes
Francis Jammes, poète, romancier, dramaturge et critique béarnais ( 1868-1938 ) aurait voulu ..."être pareil aux ânes qui mireront leur humble et douce pauvreté à la limpidité de l'amour éternel"...
Les ânes, les animaux, les pierres furent les amis de ce poète de la vie simple et du Réel, dont Robert Mallet a pu dire : "...ce don qu'il possède de communiquer avec l'âme secrète des choses le porte à compatir non seulement à la souffrance présumée d'un épi de blé malade, mais aussi à celle des pierres que l'on casse au bord des routes".
Et ne disait-il pas :"Je veux emplir mon coeur du Coeur des animaux" ?...
Voici sa "Prière pour aller au Paradis avec les ânes" dite par Jean Negroni ( disque Adès : Les Poètes de France ) :
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Les ânes, les animaux, les pierres furent les amis de ce poète de la vie simple et du Réel, dont Robert Mallet a pu dire : "...ce don qu'il possède de communiquer avec l'âme secrète des choses le porte à compatir non seulement à la souffrance présumée d'un épi de blé malade, mais aussi à celle des pierres que l'on casse au bord des routes".
Et ne disait-il pas :"Je veux emplir mon coeur du Coeur des animaux" ?...
Voici sa "Prière pour aller au Paradis avec les ânes" dite par Jean Negroni ( disque Adès : Les Poètes de France ) :
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dimanche 22 août 2010
L'éternité dans le quotidien : Eugène Guillevic
Eugène Guillevic, poète breton né en 1907, aimait à dire qu'il faut "vivre tout évènement quotidien dans les coordonnées de l'éternité", et c'était cela la poésie pour lui.
Comme il est dit sur Wikipedia à son propos : "refusant la métaphysique, il choisit l'ici, qu'il explore sans fin, passionnément"
Il nous en donne une bonne illustration dans son poème "Enquêtes", publié en 1964 dans la revue Strophes : dans ces petites questions posées "à la manière des magazines féminins", qui ont l'air bien inutiles et superficielles, il y a une étrange profondeur si on les écoute bien...
Les voici, dits par l'auteur lui-même :
Comme il est dit sur Wikipedia à son propos : "refusant la métaphysique, il choisit l'ici, qu'il explore sans fin, passionnément"
Il nous en donne une bonne illustration dans son poème "Enquêtes", publié en 1964 dans la revue Strophes : dans ces petites questions posées "à la manière des magazines féminins", qui ont l'air bien inutiles et superficielles, il y a une étrange profondeur si on les écoute bien...
Les voici, dits par l'auteur lui-même :
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dimanche 11 juillet 2010
La poésie est un projet d'humanité : Gaston Bachelard
Gaston Bachelard, né en 1884 et mort en 1962, fut un philosophe des sciences et de la poésie. Pour lui la poésie est "une réalité humaine éminente" car elle implique de "sortir de la passivité de l'être"...
Comme si l'homme ne devenait vivant que dans "la vacance de la raison", lorsqu'il abandonne enfin les programmes trop bien pensés et se laisse surprendre.
Voici un court extrait audio où Bachelard lui-même s'exprime sur la poésie :
Comme si l'homme ne devenait vivant que dans "la vacance de la raison", lorsqu'il abandonne enfin les programmes trop bien pensés et se laisse surprendre.
Voici un court extrait audio où Bachelard lui-même s'exprime sur la poésie :
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samedi 19 juin 2010
Voir "l'Ouvert" : les "Elégies de Duino" de Rainer Maria Rilke
Rainer Maria Rilke, poète né à Prague en 1875, séjourna quelque temps dans le chateau de Duino au bord de l'Adriatique, où il composa les "Elégies de Duino", sans doute son chef d'oeuvre.
A propos de la 8ème Elégie, Roger Munier a écrit : "le poète pointe le doigt sur un invisible qui fait de l'humain un spectateur, un être hors du monde".
Et en effet cet invisible, cet "Ouvert" comme l'appelle Rilke, est difficilement accessible à l'homme qui "ne peut laisser être. Il faut qu'il situe, distingue, repère, donne lieu". Au contraire de l'animal, qui a directement accès à cet invisible, parce qu'il "n'a pas la conscience qui rassemble et délimite, érige dans la lumière, concentre mais sépare". C'est pourquoi "tous les yeux de tout ce qui vit voient dans l'Ouvert...et seuls nos yeux sont comme retournés, posés autour de tout comme des pièges, scellant toute ouverture..."
Voici un court extrait de cette 8ème Elégie, traduite par Gérard Signoret, et lue par Vincent Planchon, sur le site Audiocite.net
A propos de la 8ème Elégie, Roger Munier a écrit : "le poète pointe le doigt sur un invisible qui fait de l'humain un spectateur, un être hors du monde".
Et en effet cet invisible, cet "Ouvert" comme l'appelle Rilke, est difficilement accessible à l'homme qui "ne peut laisser être. Il faut qu'il situe, distingue, repère, donne lieu". Au contraire de l'animal, qui a directement accès à cet invisible, parce qu'il "n'a pas la conscience qui rassemble et délimite, érige dans la lumière, concentre mais sépare". C'est pourquoi "tous les yeux de tout ce qui vit voient dans l'Ouvert...et seuls nos yeux sont comme retournés, posés autour de tout comme des pièges, scellant toute ouverture..."
Voici un court extrait de cette 8ème Elégie, traduite par Gérard Signoret, et lue par Vincent Planchon, sur le site Audiocite.net
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vendredi 11 juin 2010
Qu'est-ce que c'est un homme : Satprem
Satprem, de son vrai nom Bernard Engiger, né à Paris en 1923 passa toutes les dernières années de sa vie en Inde, où il fut notamment le confident de Mirra Alfassa, dite "Mère", une grande figure spirituelle et la compagne du sage hindou Sri Aurobindo , à propos de laquelle il écrivit de nombreux livres.
Lui-même fût très marqué par un séjour de 1,5 ans au camp de Mathausen, où il frôla la mort jour après jour, et passa une bonne partie de sa vie à essayer de trouver un sens à l'évolution humaine.
Car c'est bien lorsque "tout est cassé", lorsque l'on est débarassé de "toute cette croute supeficielle" de la philosophie, de la religion, de la famille, de l'amour, que l'on peut arriver selon lui "à cet instant humain où on est ce qu'est l'homme réellement"
Et selon sa vision, dans la crise actuelle "on n'est pas dans une crise morale, on n'est pas dans une crise politique, financière, religieuse, on est dans une crise évolutive. On est en train de mourir à l'humanité pour naître à autre chose"
Voici un court extrait de son interview par le journaliste italien David Montemurri en 1981, où il développe ce thème :
Lui-même fût très marqué par un séjour de 1,5 ans au camp de Mathausen, où il frôla la mort jour après jour, et passa une bonne partie de sa vie à essayer de trouver un sens à l'évolution humaine.
Car c'est bien lorsque "tout est cassé", lorsque l'on est débarassé de "toute cette croute supeficielle" de la philosophie, de la religion, de la famille, de l'amour, que l'on peut arriver selon lui "à cet instant humain où on est ce qu'est l'homme réellement"
Et selon sa vision, dans la crise actuelle "on n'est pas dans une crise morale, on n'est pas dans une crise politique, financière, religieuse, on est dans une crise évolutive. On est en train de mourir à l'humanité pour naître à autre chose"
Voici un court extrait de son interview par le journaliste italien David Montemurri en 1981, où il développe ce thème :
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dimanche 23 mai 2010
Illusion de la pensée : Fernando Pessoa
"La réalité n'a pas besoin de moi"aimait à dire Pessoa, préfigurant peut-être ceux qui pensent aujourd'hui que l'anthropocentrisme a vécu, et que l'homme se trompe non seulement en imaginant être le centre du monde, mais aussi en pensant que le monde est tel qu'il l'imagine, ce qui est une forme supérieure de l'anthropocentrisme.
D'ailleurs dans le "Traité de la négation" n'écrivait-il pas : "Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée; la pensée est une illusion pour l'intuition; l'intuition est une illusion pour l'idée pure; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême"...
Voici un extrait de l'un de ses premiers livres, publié en 1914, "Le Gardeur de troupeau", où il exprime déja cette révérence pour la non-pensée :
D'ailleurs dans le "Traité de la négation" n'écrivait-il pas : "Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée; la pensée est une illusion pour l'intuition; l'intuition est une illusion pour l'idée pure; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême"...
Voici un extrait de l'un de ses premiers livres, publié en 1914, "Le Gardeur de troupeau", où il exprime déja cette révérence pour la non-pensée :
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vendredi 14 mai 2010
Etre en communion avec la vie : Malcolm de Chazal
Malcolm de Chazal, peintre et poète mauricien, né en 1902, fût encensé par André Breton et les surréalistes, avant d'être un peu oublié.
Mystique, inspiré par Swedenborg, il s'inquiétait de "l'harmonie inexistante" menaçant le monde, et prônait "la fin de la séparation dualiste de l'homme et du monde"
Pour lui le changement de conscience nécessaire passait par "être en communion avec la vie" : c'est ce qu'il explique dans l'extrait ci dessous, où contemplant un arbre par la fenêtre il nous dit "je prends l'arbre en moi"
Voici cet extrait du CD "Les Grandes Voix du Sud" de Frémeaux et Associés.
Mystique, inspiré par Swedenborg, il s'inquiétait de "l'harmonie inexistante" menaçant le monde, et prônait "la fin de la séparation dualiste de l'homme et du monde"
Pour lui le changement de conscience nécessaire passait par "être en communion avec la vie" : c'est ce qu'il explique dans l'extrait ci dessous, où contemplant un arbre par la fenêtre il nous dit "je prends l'arbre en moi"
Voici cet extrait du CD "Les Grandes Voix du Sud" de Frémeaux et Associés.
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jeudi 22 avril 2010
Milosz : la hideuse mélancolie de l'espace et du temps
Oscar V. de Milosz, poéte, écrivain, diplomate, né en 1877 en Lituanie, mort en 1939, avait aussi, comme il l'a dit lui-même, "visité les deux mondes", celui de la lumière et celui des ténèbres...
Inspiré, visionnaire, mystique....et amoureux fou des oiseaux : on raconte qu'il sifflait parfois un air de Wagner, et qu'aussitôt tous les oiseaux arrivaient et se posaient sur ses épaules. Et qu'on le voyait alors marcher tout seul dans la forêt accompagné de centaines d'oiseaux de toutes les espèces...
Un jour il se mit à "voir", à voir qu'au delà des apparences sensibles il y avait "la source des lumières et des formes". Qu'il y avait autre chose que "ce monde où l'opération de la pensée est unique et sans fin, partant du doute pour aboutir au rien", autre chose que "la hideuse mélancolie de l'espace et du temps"
C'est à cette méditation qu'il nous invite dans le "Cantique de la Connaissance", dont voici un extrait, dit par Vincent Planchon ( sur le site audiocite.net ) :
Inspiré, visionnaire, mystique....et amoureux fou des oiseaux : on raconte qu'il sifflait parfois un air de Wagner, et qu'aussitôt tous les oiseaux arrivaient et se posaient sur ses épaules. Et qu'on le voyait alors marcher tout seul dans la forêt accompagné de centaines d'oiseaux de toutes les espèces...
Un jour il se mit à "voir", à voir qu'au delà des apparences sensibles il y avait "la source des lumières et des formes". Qu'il y avait autre chose que "ce monde où l'opération de la pensée est unique et sans fin, partant du doute pour aboutir au rien", autre chose que "la hideuse mélancolie de l'espace et du temps"
C'est à cette méditation qu'il nous invite dans le "Cantique de la Connaissance", dont voici un extrait, dit par Vincent Planchon ( sur le site audiocite.net ) :
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dimanche 14 février 2010
Le sacré n'a rien de religieux : Chomo l'artiste gouverné par les forces cosmiques
Chomo, artiste disparu il y a une dizaine d'années, vivait en ermite dans la forêt de Fontainebleau. Il fût celui qui disait "guérir par le refus de la connaissance" en évitant le "gouffre du raisonnement", pour rester en prise directe avec les forces cosmiques, et être le "gardien des valeurs spirituelles à l'état pur"...
Décroissant avant même que le terme existe, il fût celui qui disait "je suis riche de pauvreté, ils sont pauvres de richesse"...
Méfiant à l'égard des mots savants il disait : "tous ces mots non usuels compliquent et altèrent profondément la vie intérieure. Ils se martyrisent les uns les autres, provoquent le Chaos. Ils sont juste bons et utilisés par France-Culture pour meubler les cervelles vides des mannequins à chemises trop blanches pour être utiles !"
Voici un extrait d'un interview où il parle du sacré et du religieux :
Décroissant avant même que le terme existe, il fût celui qui disait "je suis riche de pauvreté, ils sont pauvres de richesse"...
Méfiant à l'égard des mots savants il disait : "tous ces mots non usuels compliquent et altèrent profondément la vie intérieure. Ils se martyrisent les uns les autres, provoquent le Chaos. Ils sont juste bons et utilisés par France-Culture pour meubler les cervelles vides des mannequins à chemises trop blanches pour être utiles !"
Voici un extrait d'un interview où il parle du sacré et du religieux :
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vendredi 8 janvier 2010
L'état de non-pensée : les poèmes de Pessoa
Fernando Pessoa, le très grand, l'immense, poète portugais a plus que tout autre exalté la vérité de la simple Présence des choses, telles qu'elles sont et non telles qu'on les imagine. "Il y a passablement de métaphysique dans la non-pensée" disait-il...
Et en effet toute son oeuvre rend compte de cet état d'être si particulier qu'éprouve le poète ou le mystique, cet "état de poésie" pourrait-on dire, état d'acceptation totale du Réel, état d'innocence d'avant la pensée, mais non de rêverie, car il y faut une grande attention à ce qui est.
Et aussi état de non-volonté, car volonté = pensée = contrôle = désirs et ambition. Pessoa n'était pas dans l'ambition et le désir. C'était juste le modeste salarié d'une maison de commerce portugaise, un homme casanier aimant à flâner dans le quartier des artisans de Lisbonne : "que ne suis-je la poussière du chemin" écrivait-il dans le recueil de ses poèmes intitulé "Le Gardeur de troupeaux" ( réédité par exemple dans la collection Poésie de Gallimard en 2005 ) dont voici un petit extrait, dit par Laurence Terramorsi.
Et en effet toute son oeuvre rend compte de cet état d'être si particulier qu'éprouve le poète ou le mystique, cet "état de poésie" pourrait-on dire, état d'acceptation totale du Réel, état d'innocence d'avant la pensée, mais non de rêverie, car il y faut une grande attention à ce qui est.
Et aussi état de non-volonté, car volonté = pensée = contrôle = désirs et ambition. Pessoa n'était pas dans l'ambition et le désir. C'était juste le modeste salarié d'une maison de commerce portugaise, un homme casanier aimant à flâner dans le quartier des artisans de Lisbonne : "que ne suis-je la poussière du chemin" écrivait-il dans le recueil de ses poèmes intitulé "Le Gardeur de troupeaux" ( réédité par exemple dans la collection Poésie de Gallimard en 2005 ) dont voici un petit extrait, dit par Laurence Terramorsi.
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dimanche 27 décembre 2009
Le jaillissement de la présence : les carnets de Krishnamurti
Dans la Nature il y a de la présence, et cette présence est Amour. L'Amour est la texture même de la création, la substance du vivant. C'est dans la Nature que le promeneur peut le ressentir, dans la présence douce des fleurs et des arbres, dans la couleur du ciel et le mouvement des nuages, dans la caresse du vent ou la fraîcheur de l'eau, du moins s'il est attentif et vide de pensées. Point n'est besoin de discours religieux ou philosophiques, c'est une pure expérience que chacun peut faire à chaque instant s'il abandonne volonté et projets, inquiétudes et désirs, et s'il accepte simplement ce qui est, ici et maintenant.
Et c'est alors, dans cet état d'être sans pensée, que peuvent surgir des éclairs de conscience, de lucidité, des messages dont s'impose l'évidence, que jamais la pensée volontaire n'aurait pu générer...
Les carnets que Krishnamurti a écrit, au fil des jours et de ses promenades dans la nature, illustrent bien ce processus ( Voir pour la traduction française "Les carnets de Krisnamurti", 1988, Editions du Rocher, 8 rue de l'Odéon, 75006 Paris ). Voici par exemple un court extrait - dit par Laurence Terramorsi - de ce qu'il a noté au cours de sa promenade du 21 août 1961, dans la montagne Suisse.
Et c'est alors, dans cet état d'être sans pensée, que peuvent surgir des éclairs de conscience, de lucidité, des messages dont s'impose l'évidence, que jamais la pensée volontaire n'aurait pu générer...
Les carnets que Krishnamurti a écrit, au fil des jours et de ses promenades dans la nature, illustrent bien ce processus ( Voir pour la traduction française "Les carnets de Krisnamurti", 1988, Editions du Rocher, 8 rue de l'Odéon, 75006 Paris ). Voici par exemple un court extrait - dit par Laurence Terramorsi - de ce qu'il a noté au cours de sa promenade du 21 août 1961, dans la montagne Suisse.
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