Point n'est besoin de rolex ou de kärcher, de gadgets électroniques, de repas au Fouquet's ou d'amis milliardaires, pour goûter le bonheur simple des jours qui passent...

Point n'est besoin de pipoles et de medias, de newsmagazines et de traders, de "happy few" ou de "think tanks" pour vivre dignement ...

Voyez où nous ont conduit la raison raisonnante, la technologie débridée et la science arrogante, la volonté de puissance et de conquête, l'avidité financière et l'obsession de la croissance...

Et c'est d'autre chose dont nous avons aujourd'hui grand besoin : de compassion pour la Terre, les plantes et les animaux, de frugalité et de simplicité de vie, de convivialité, d'innocence et de pureté du regard, d'amour du Réel plutôt que du virtuel, de silence et de beauté... Et surtout, surtout : de ce souci inquiet et attentif de l'autre, qui est attribut du féminin...

Tout cela nous pouvons l'entretenir en nous en cultivant un "état de poésie", une autre vision de la vie, que nous enseignent certains poètes et artistes, ainsi qu'en témoigne le contenu de ce blog



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dimanche 26 juin 2011

Que votre table soit un autel : Le Prophete de Khalil Gibran

Dans cet extrait du Prophète de Khalil Gibran, traduit de l'anglais par Janine Levy et dit par Michaël Lonsdale ( Editions Audiolib 2010 ), il est question de la sacralité de la nourriture et du respect qui doit être porté à toute créature vivante.

Car comme l'a dit ce poète libanais ( 1883-1931 ) : "Combien généreuse est la vie pour l'homme mais combien l'homme se trouve éloigné de la vie"...




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mercredi 6 avril 2011

Nous sommes invités à sentir : Gilles Clément le jardinier

Gilles Clément est un jardinier passionné, qui a inventé le "jardin planétaire"qu'il définit ainsi lui-même : « Faire le plus possible avec, le moins possible contre ». La finalité du Jardin Planétaire consiste à chercher comment exploiter la diversité sans la détruire. Comment continuer à faire fonctionner la « machine » planète, faire vivre le jardin, donc le jardinier.

Dans ce passage de son roman "Thomas et le voyageur", publié en 1997 et réédité récemment chez Albin Michel, il nous invite à sentir, à adopter une autre manière de voir la nature, où "l'irrationel participe au discernement".

Extrait de l'émission "L'Humeur vagabonde" de France Inter du 5 avril 2011




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dimanche 12 décembre 2010

Comment garder l'espérance dans le tumulte : Yves Bonnefoy

Nous avons déja publié plusieurs poèmes d'Yves Bonnefoy sur ce site. Celui-ci, qui s'intitule "Beauté et vérité", fait partie du recueil "Les planches courbes" ( édité au Mercure de France en 2001 ), et est lu par l'auteur lui-même, dans un enregistrement produit par Gilles l'Hôte en 2002.

Il y est question de Cérès, déesse de l'agriculture, des moissons et de la fécondité, qui apprit aux hommes à cultiver la terre, à semer et récolter le blé, et à faire le pain.

Or qu'arriva-t'il à Cérès ? son enfant fut enlevée par Pluton, le dieu des enfers, après quoi Cérès ne fit plus d'agriculture, et de grandes famines se répandèrent dans le monde...

Et c'est peut-être pour cela qu'Yves Bonnefoy nous exhorte à avoir pitié de Cérès, lorsqu'il en est encore temps, "dans l'évidence qui fait vivre avant la convoitise du dieu des morts...N'est-ce pas là une fable bien d'actualité, en ces temps, ô combien plutoniens, d'agriculture industrielle ?





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dimanche 25 juillet 2010

L'animal n'est pas un jouet : Brigitte Bardot

Les bons esprits, les bien-pensants et autres cul-bénis, soucieux de bienséance et de respect des minorités, s'offusquent souvent des propos de Brigitte Bardot sur les musulmans ou sur les homosexuels...

Mais rien ne l'arrête Brigitte, et surtout pas les "bien-pensants", elle a des vraies convictions et n'a pas froid aux yeux. Elle n'est pas dans le consensus mou, le discours plaisant pour les medias : elle dit ce qu'elle pense, tout simplement, et ce qu'elle dit lui vient du coeur. Aucune malice, aucun calcul, juste une parole du coeur....



Ainsi ces propos pleins de colère sur l'abandon des animaux, symptôme de la façon dont les gens considèrent l'animal dans notre société, tenus lors d'une émission de RTL le 12 août 2009.

jeudi 24 juin 2010

L'homme ne connait pas la nature : "Colline" de Giono

Jean Giono a publié son premier roman, "Colline", en 1929 chez Grasset. Il y est question des rapports de l'homme avec la nature, rapports cruels où l'homme ne cesse de blesser ce qui vit. Et comme l'a écrit Guillaume Leclère, il est ici question de : "l'histoire de paysans qui découvrent au travers de la nature la noirceur de leurs âmes et de leurs actes".

En voici un court extrait, enregistré en 1955 par Jean Chevrier, et réédité en CD chez Frémeaux et associés :

mercredi 19 mai 2010

L'horreur de tuer des animaux : Alphonse de Lamartine

Lamartine a toujours eu une sainte horreur des bouchers, pensant qu'il y avait "quelque chose dans l'état de boucher de l'état de bourreau", ce qui rejoint d'aileurs des réflexiosn plus récentes d'écrivains comme Issac Bashevis Singer sur le parrallèle qui peut être fait entre les élevages industriels et les camps d'extermination des juifs...

C'est ainsi qu'il écrit : tuer des animaux pour se nourrir...c'est une de ces malédictions jetées sur l'homme soit par sa chute, soit par l'endurcissement de sa propre perversité"

Voici un court extrait à ce sujet de ses "Confidences" ( Livre IV, Chapitre VIII ) dit par Augustin Brunault sur le site www.litteratureaudio.com :

samedi 1 mai 2010

Prendre soin des petites choses : Imane de Genève

Il y a à Genève, derrière la gare, un lieu d'habitat communautaire, un ancien squat devenu plutôt "comme il faut", l'ilôt 13, où pourtant encore bien des expériences alternatives sont menées.

Par exemple celles d'Imane, qui - entre autres nombreuses et créatives activités - avait décidé d'acclimater dans la grande cour de l'ilôt, sorte de vaste terrain vague, quelques modestes plantes sauvages poussant ça et là, à la va comme je te pousse, des lichens, des champignons, et quelques vers de terre...tout un petit écosystème.

Activité bien féminine et bien innocente direz-vous...et pourtant quelques fanatiques locaux de la propreté n'ont pas hésité à faire justice eux-mêmes et à mener des expéditions de destruction de ces modestes représentants de la nature sauvage, ne supportant pas cette "vermine", et lui préférant quelques tristes plantes décoratives achetées en jardinerie, du genre hybride F1.

La nature sauvage et la liberté font toujours tellement peur aux hommes...

Voici un court extrait du témoignage d'Imane, diffusé dans l'émission Terre à terre de France Culture le 1er Mai 2010 :

dimanche 28 mars 2010

C'est quoi le féminin ? la comtesse Edmée nous l'apprend...

L'émission "Là bas si j'y suis" de Daniel Mermet sur France Inter a rediffusé le 26 mars 2010 un reportage d'Anne Riou datant de 1991, sur la comtesse Edmée et son amour des escargots.

Le ton des journalistes est plaisant, voire légèrement ironique, et l'on imagine facilement leurs légers sourires à l'évocation de cette comtesse de noble extraction promenant ses escargots dans la campagne environnante pour leur faire prendre l'air, ou ramassant délicatement un de leur congénères traversant la route pour qu'il ne se fasse pas écraser par une voiture...

On sent la journaliste perplexe : elle ne comprend pas - par exemple - comment la comtesse peut savoir que les escargots "sont fous de joie" lorsqu'ils se promènent dans la campagne...

Sans doute est-ce parce que la journaliste, outre qu'elle ne connaît pas grand chose aux escargots, ne ressent rien elle-même avec eux, et n'imagine donc même pas qu'il soit possible de communiquer avec eux et de ressentir soi-même ce qu'ils ressentent..

Ou bien est-ce parce que cette journaliste ne se soucie guère au fond des escargots et de ce qu'ils peuvent mourir atrocement en traversant une route.

Sans doute n'a t'elle pas bien réalisé que l'on a ici une une magnifique illustration de ce que c'est que "le féminin", la pure essence du féminin, qui est attention et soin portés aux plus faibles, aux plus minuscules, et empathie profonde avec le vivant.

La comtesse Edmée nous donne ici une grande leçon de la façon dont nous devrions tous nous comporter si nous avions une once de compassion...

Voici un court extrait de cet interview


jeudi 25 mars 2010

De l'horreur de tuer ils ont fait le grand art : A. de Lamartine

Alphonse de Lamartine avait horreur des bouchers, et a écrit de beaux textes sur la souffrance animale et la cruauté humaine...

Dans l'extrait ci-dessous de son recueil "La Chute d'un ange"( Septième vision : Or ces hommes, enfants ! ) il montre comment la cruauté et l'indifférence à la souffrance animale non seulement donnent aux hommes "leur sens brutal et leur regard farouche" mais également corrompent leur coeur, car "au forfait le forfait habitue"....





A l'époque où Lamartine écrivit ces textes il était député : on aimerait que nos députés actuels fassent preuve d'un tel sens moral et se préoccupent autant des animaux. Mais il est vrai que pour Lamartine le talent littéraire se devait d'être au service des idées politiques...

Extrait dit par Augustin Brunault sur le site www.litteratureaudio.com