Emile Verhaeren, poète belge né en 1855 et mort en 1916, a beaucoup célébré la beauté de la nature.
Dans cet extrait du poème "La Joie", il nous dit sa gratitude pour la vie, pour ses yeux "d'être restés si clairs", pour ses mains "de travailler dans le soleil", pour son corps, pour son torse, ses poumons...
Tout est ici célébration de la beauté et de la vie, de "ces matins de fête et de calme beauté".
Cet extrait, tiré du disque "Trésor de la poésie lyrique française" de l'Encyclopédie sonore dirigée par Georges Hacquard, est dit par Pierre Richard-Wilmm.
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mercredi 17 août 2011
jeudi 28 avril 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti ( suite )
Nous poursuivons donc les extraits annoncés des Carnets de Krishnamurti, où la relation à la nature induit la méditation. Ici c'est "le sentiment d'immensité presque insupportable", la calme majestueux de la nature environnante, qui entraîne l'auteur à rejeter l'imagination et la fantaisie au profit de la Réalité elle-même.
Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...
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Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...
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dimanche 24 avril 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti
La relation à la nature est la source de la guérison, et la voie de la transformation de l'homme. Nous allons mettre en ligne plusieurs extraits du journal de Krishnamurti sur ce thème, tellement il nous semble important.
Juste un mot d'explication préalable.
Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »
Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...
Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »
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Juste un mot d'explication préalable.
Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »
Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...
Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »
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dimanche 6 juin 2010
Nous avons tourné le dos à la nature : Albert Camus
Dans son essai intitulé "L'Ete", publié en 1953 chez Gallimard, Albert Camus nous dit comment l'Europe a perdu le sens de la beauté qu'avaient les Grecs. Comment la pensée européenne a oublié l'équilibre grec entre le non-sens, la raison et le mythe pour ne plus qu'exhalter"l'empire futur de la raison". Et comment l'homme européen a "tourné le dos à la nature"...
En voici un court extrait tiré de l'émission de France Inter "Ca peut pas faire de mal" du 29 Mai 2010 :
En voici un court extrait tiré de l'émission de France Inter "Ca peut pas faire de mal" du 29 Mai 2010 :
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vendredi 14 mai 2010
Etre en communion avec la vie : Malcolm de Chazal
Malcolm de Chazal, peintre et poète mauricien, né en 1902, fût encensé par André Breton et les surréalistes, avant d'être un peu oublié.
Mystique, inspiré par Swedenborg, il s'inquiétait de "l'harmonie inexistante" menaçant le monde, et prônait "la fin de la séparation dualiste de l'homme et du monde"
Pour lui le changement de conscience nécessaire passait par "être en communion avec la vie" : c'est ce qu'il explique dans l'extrait ci dessous, où contemplant un arbre par la fenêtre il nous dit "je prends l'arbre en moi"
Voici cet extrait du CD "Les Grandes Voix du Sud" de Frémeaux et Associés.
Mystique, inspiré par Swedenborg, il s'inquiétait de "l'harmonie inexistante" menaçant le monde, et prônait "la fin de la séparation dualiste de l'homme et du monde"
Pour lui le changement de conscience nécessaire passait par "être en communion avec la vie" : c'est ce qu'il explique dans l'extrait ci dessous, où contemplant un arbre par la fenêtre il nous dit "je prends l'arbre en moi"
Voici cet extrait du CD "Les Grandes Voix du Sud" de Frémeaux et Associés.
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dimanche 9 mai 2010
Beauté de la simplicité : Le Clézio - L'inconnu sur la terre
Jean-Marie Le Clézio a écrit son essai "L'inconnu sur la terre" en 1978 ( publié chez Gallimard cette même année ). Nous avons déja publié un extrait de cette méditation magnifique sur la beauté. En voici un second extrait, qui parle du lien entre beauté et simplicité.
Où l'on apprend que la beauté est "hors des lois et du langage", qu'il n'est pas besoin "d'ascèse ou de religion" pour l'approcher, et surtout qu'elle est à chercher dans la simplicité, dans la capacité à porter sur le monde un regard d'enfant, en évitant "la fausse complication cérébrale des adultes"...
En voici un court extrait :
Où l'on apprend que la beauté est "hors des lois et du langage", qu'il n'est pas besoin "d'ascèse ou de religion" pour l'approcher, et surtout qu'elle est à chercher dans la simplicité, dans la capacité à porter sur le monde un regard d'enfant, en évitant "la fausse complication cérébrale des adultes"...
En voici un court extrait :
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mardi 9 février 2010
Se hâter de vivre : la poésie de Charles Cros
Charles Cros, poète et inventeur, né en 1842 dans l'Aude, est l'un de ces trop rares exemples de réunion dans une seule et même personne de l'amour de la poésie et de l'intérêt pour les sciences. Pas pour les sciences dures et utilitaires, évidemment, mais pour les sciences qui font rêver, qui préparent le monde futur, qui essayent de communiquer avec les extraterrestres...
Ainsi le poète Catulle Mendès écrivait-il de lui "Il avait fait plusieurs trouvailles, assez importantes : le Typhlographe, la Quadrature de l'azimut et de l'almicantarat, la Direction des montgolfières par un boulet de canon projeté de la nacelle, le Phonographe, la Galactothérapie, la Correspondance interplanétaire au moyen d'immenses miroirs d'acier, la Photographie des couleurs, la Transfusion de l'âme, cinq ou six variétés de Sidériscopes et le Monologue"...
Mais ce fût surtout celui qui "se hâtait de vivre", celui qui regardait le monde avec tendresse, celui qui voulait laisser l'Univers "sans désastre et sans incendie", celui qui aimait tant la beauté :
Voici l'un de ses poèmes chanté par Benoit Dayrat, lui-même scientifique et poète
Ainsi le poète Catulle Mendès écrivait-il de lui "Il avait fait plusieurs trouvailles, assez importantes : le Typhlographe, la Quadrature de l'azimut et de l'almicantarat, la Direction des montgolfières par un boulet de canon projeté de la nacelle, le Phonographe, la Galactothérapie, la Correspondance interplanétaire au moyen d'immenses miroirs d'acier, la Photographie des couleurs, la Transfusion de l'âme, cinq ou six variétés de Sidériscopes et le Monologue"...
Mais ce fût surtout celui qui "se hâtait de vivre", celui qui regardait le monde avec tendresse, celui qui voulait laisser l'Univers "sans désastre et sans incendie", celui qui aimait tant la beauté :
Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c'est la fête.
Les gens disent : Comme il est bête!
En somme, je suis mal coté.
J'allume du feu dans l'été,
Dans l'usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu'importe ! J'aime la beauté.
Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.
J'ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d'un pas normal;
Des roses, des roses, des roses !
Voici l'un de ses poèmes chanté par Benoit Dayrat, lui-même scientifique et poète
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dimanche 31 janvier 2010
L'amour furieux de la nature : Franz Weber
Franz Weber est né le 27 juin 1927 à Bâle. Toute sa vie il a "furieusement" défendu la nature et les animaux. Sa première campagne pour la protection de l'Engadine date de 1965. Il a aussi créé une fondation "qui peut agir même lorsque tout semble perdu", la Cour Internationale de Justice des Droits des Animaux, et les Nations Unies des Animaux ( avec Denis de Rougemont )
Il a été récemment interviewé par Pierre Philippe Cadert dans son émission "A première vue", sur la Radio Suisse Romande, à l'occasion de la sortie de son livre de contes "Entre chien et loup" aux Editions Xenia
Voici un court extrait de cet entretien où transparait tout l'amour que porte cet homme à la nature...
Il a été récemment interviewé par Pierre Philippe Cadert dans son émission "A première vue", sur la Radio Suisse Romande, à l'occasion de la sortie de son livre de contes "Entre chien et loup" aux Editions Xenia
Voici un court extrait de cet entretien où transparait tout l'amour que porte cet homme à la nature...
dimanche 24 janvier 2010
Nostalgie de la sauvagerie : Aldo Leopold
Aldo Léopold fût entre autres forestier au Nouveau Mexique et professeur à l'Université du Wisconsin. Mais ce fût surtout un incomparable amoureux de la nature sauvage et l'un des"pères" de l'écologie. Son "Almanach du Comté des sables" est une pure merveille, qui nous renvoie à H.D.Thoreau, pour qui "le salut du monde passe par l'état sauvage"...
Cet ouvrage fût publié pour la première fois en 1949 ( on pourra se reporter par exemple à la réédition de mars 2000 chez Flammarion ). Voici ce qu'en dit JMG Le Clézio dans la préface de cette édition : "le regard prophétique qu'Aldo Leopold a porté sur notre monde contemporain n'a rien perdu de son acuité, et la semence des mots promet encore la magie des moissons futures. Voilà un livre qui nous fait le plus grand bien" et un peu plus loin : "le pouvoir de ce livre n'est pas seulement dans les idées. Il est avant tout dans la beauté de la langue, dans les images qu'il fait apparaître, dans la fraîcheur des sensations...il parle de la danse magique des bécasses dans l'amphithéatre des marécages, de l'ivresse du vent, du langage des arbres et de leur mémoire..."
Cet ouvrage fût publié pour la première fois en 1949 ( on pourra se reporter par exemple à la réédition de mars 2000 chez Flammarion ). Voici ce qu'en dit JMG Le Clézio dans la préface de cette édition : "le regard prophétique qu'Aldo Leopold a porté sur notre monde contemporain n'a rien perdu de son acuité, et la semence des mots promet encore la magie des moissons futures. Voilà un livre qui nous fait le plus grand bien" et un peu plus loin : "le pouvoir de ce livre n'est pas seulement dans les idées. Il est avant tout dans la beauté de la langue, dans les images qu'il fait apparaître, dans la fraîcheur des sensations...il parle de la danse magique des bécasses dans l'amphithéatre des marécages, de l'ivresse du vent, du langage des arbres et de leur mémoire..."
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mercredi 13 janvier 2010
Qu'est-ce que la beauté ? L'inconnu sur la Terre de Le Clézio
Jean-Marie Le Clézio a écrit son essai "L'inconnu sur la terre" en 1978 ( publié chez Gallimard cette même année ). Cet inconnu est un petit garçon : "au bord des nuages, comme sur une dune de sable,un petit garçon inconnu est assis et regarde à travers l'espace...Et ce qui nous est proposé dans cet essai c'est de voir le monde comme le fait un petit garçon, le petit garçon que chacun porte en soi, avec innocence et émerveillement devant sa beauté infinie, éternelle, sans origine et sans fin.
Car c'est bien d'une méditation sur la beauté dont il s'agit ici, cette beauté qui ne peut être perçue que par celui qui s'oublie lui-même...
En voici un court extrait, lu par Laurence Terramorsi
Car c'est bien d'une méditation sur la beauté dont il s'agit ici, cette beauté qui ne peut être perçue que par celui qui s'oublie lui-même...
En voici un court extrait, lu par Laurence Terramorsi
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