Point n'est besoin de rolex ou de kärcher, de gadgets électroniques, de repas au Fouquet's ou d'amis milliardaires, pour goûter le bonheur simple des jours qui passent...

Point n'est besoin de pipoles et de medias, de newsmagazines et de traders, de "happy few" ou de "think tanks" pour vivre dignement ...

Voyez où nous ont conduit la raison raisonnante, la technologie débridée et la science arrogante, la volonté de puissance et de conquête, l'avidité financière et l'obsession de la croissance...

Et c'est d'autre chose dont nous avons aujourd'hui grand besoin : de compassion pour la Terre, les plantes et les animaux, de frugalité et de simplicité de vie, de convivialité, d'innocence et de pureté du regard, d'amour du Réel plutôt que du virtuel, de silence et de beauté... Et surtout, surtout : de ce souci inquiet et attentif de l'autre, qui est attribut du féminin...

Tout cela nous pouvons l'entretenir en nous en cultivant un "état de poésie", une autre vision de la vie, que nous enseignent certains poètes et artistes, ainsi qu'en témoigne le contenu de ce blog



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mercredi 1 juin 2011

Vive le développement durable !! Duval MC

Duval MC le rappeur engagé écolo avait forcément sa place dans ce blog, même si tout le monde ne dira pas de ses créations :"comme c'est beau !!"...

Voici en effet ce que dit de lui Rachida Brahim :
"Ami entre autres de Survie, de Sortir du nucléaire et des Désobéissants, ses textes évoquent les troubles de la mémoire nationale, la pollution, le capitalisme débridé et les inégalités en tout genre. Duval MC était de ceux qui ont récemment accueilli la Marche des sans papiers à Marseille, on l’a vu se produire aux manifestations anti-nucléaire, au contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg, aux meetings du NPA, de la LCR ou d’Europe Ecologie. Les états de services d’un rappeur engagé, à l’échelle politique et universelle, et ça marche : « ce qui est marrant, c’est que finalement au meeting d’Europe Ecologie où j’ai été invité par Marie Bové, c’est moi qui ai eu le plus long temps de parole ». Blague à part, ce qui semble lui tenir à cœur c’est de faire passer des messages qui permettent d’alerter les gens et d’éveiller les consciences face à « tout un système qui mérite un grand coup de pe-pom » explique Duval MC en citant ses collègues du Ministère des Affaires Populaires..."

mardi 31 mai 2011

Je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens : Boris Vian

Dans ce poème archi connu de Boris Vian - Le Déserteur - chanté ici par Serge Reggiani ( Disques Jacques Canetti - 1964 ), il était déja question de non-violence et de désobéissance civile...

Et ce que tout le monde ne sait pas c'est que cette chanson, dès qu'elle fut enregistrée, fut interdite de diffusion à la radio et interdite à la vente.

Il y eût même un député, Paul Faber, pour prétendre qu'il s'agissait là d'une insulte aux anciens combattants, et Boris Vian écrivit à ce député une longue et belle lettre, dont voici un extrait :

"Croyez-moi...."ancien combattant", c'est un mot dangereux; on ne devrait pas se vanter d'avoir fait la guerre, on devrait le regretter - un ancien combattant est mieux placé que quiconque pour haïr la guerre. Presque tous les déserteurs sont des "anciens combattants" qui n'ont pas eu la force d'aller jusqu'à la fin du combat. Et qui leur jettera la pierre ? Non...si ma chanson peut déplaire ce n'est pas à un ancien combattant, cher Monsieur Faber. Cela ne peut être qu'à une certaine catégorie de militaires de carrière ; jusqu'à nouvel ordre je considère l'ancien combattant comme un civil heureux de l'être. Il est des militaires de carrière qui considèrent la guerre comme un fléau inévitable et s'efforcent de l'abréger. Ils ont tort d'être militaires, car c'est se déclarer découragé d'avance et admettre que l'on ne peut prévenir ce fléau -mais ces militaires là sont des hommes honnêtes. Bêtes mais honnêtes. Et ceux-là non plus n'ont pas pu se sentir visés. Sachez le certains m'ont félicité de cette chanson. Malheureusement il en est d'autres. Et ceux-là, si je les ai choqués, j'en suis ravi. C'est bien leur tour. Oui, cher Monsieur Faber, figurez-vous, certains militaires de carrière considèrent que la guerre n'a d'autre but que de tuer les gens. Le général Bradley par exemple, dont j'ai traduit les mémoires de guerre, le dit en toutes lettres. Entre nous, les neuf dixièmes des gens ont des idées fausses sur ce type de militaire de carrière. L'histoire telle qu'on l'enseigne est rempli du récit de leurs inutiles exploits et de leurs démolitions barbares..."



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vendredi 1 avril 2011

comment pouvons-nous supprimer l'inégalité ? la réponse de Krishnamurti

Krishnamurti a souvent abordé le thème de l'égalité et de l'inégalité, et s'est posé la question de la manière de parvenir à supprimer cette dernière.

Nos politiciens et nos philosophes, souvent prolixes sur ce thème, et toujours porteurs de quelque nouveau système social ou économique pour y parvenir, feraient bien d'écouter son message, résumé dans cet extrait des conférences qu'il a données à Madras et à Bénarès en 1947-1949...




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lundi 14 mars 2011

J'ai tellement marché, tellement parlé : dernier poème de Robert Desnos

Robert Desnos, né en 1900, mourut en 1945, épuisé par son séjour au camp de Theresienstadt en Tchécoslovaquie.

Il fut un grand résistant, engagé très tôt dans la lutte contre le nazisme. Voici ce qu'a dit Paul Eluard à son propos, lors de la remise de ses cendres en octobre 1945 :

"Jusqu'à la mort, Desnos a lutté. Tout au long de ses poèmes l'idée de liberté court comme un feu terrible, le mot de liberté claque comme un drapeau parmi les images les plus neuves, les plus violentes aussi. La poésie de Desnos, c'est la poésie du courage. Il a toutes les audaces possibles de pensée et d'expression. Il va vers l'amour, vers la vie, vers la mort sans jamais douter..."

Ce poème, dit par Laurent Terzieff dans "l'Anthologie de la poésie française contemporaine", publié en 1971 par les Disques du Cavalier, aurait été retrouvé sur lui par les partisans tchèques dans le camp de Theresienstadt.



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samedi 26 février 2011

Rien n'est plus urgent que la vie : Jean-Pierre Rosnay

Jean-Pierre Rosnay, le fondateur du célèbre "Club des poètes", né en 1926 et mort en 2009, poète lui-même, fut aussi un grand résistant, surnommé "Bébé" dans les maquis, car il s'engagea dans la lutte dès 15 ans.

Mais il prit ses distances ensuite avec la violence des hommes : "je me suis guéri de vous" disait-il, car "je sais que vous vous tuerez tous jusqu'au dernier"

Et c'est dans la poésie qu'il trouva une autre forme de résistance...

Voici son "épitaphe", chantée par Benoit Dayrat au Club des Poètes.



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vendredi 18 février 2011

Le long prêchi-prêcha du Figaro : Louis-Ferdinand Céline

Dans ce savoureux entretien de 1960 avec deux étudiants ( rediffusé sur France Culture dans l'émission "A voix nue"du 17 février 2011 ) Louis-Ferdinand Céline crie toute sa rage contre les intellectuels et autres donneurs de leçons, en particulier ceux qui s'expriment dans Le Figaro, qu'il trouve "emmerdants à crever"...

C'est sans doute son côté "anar de droite"...Car, selon Wikipedia, "au fondement de l'anarchisme de droite, on trouve en premier lieu une critique assez violente contre le pouvoir d'une minorité d'intellectuels...C'est là que réside, selon les anarchistes de droite, le fondement du pouvoir politique et, par extension, de la tyrannie politique. Selon eux, les intellectuels ne seraient pas une force de résistance contre le pouvoir politique; au mieux, ils n'auraient aucun impact sur lui, au pire, ils le renforceraient et recevraient des classes dominantes leur récompense"...

En voici un extrait :



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mercredi 16 février 2011

La civilisation occidentale s'autodétruira : Gandhi ( suite )

Voici encore un extrait du petit livre de Gandhi "Leur civilisation et notre délivrance", publié en français chez Denoel en 1957.

Il est question cette fois-ci des rôles respectifs de la force des armes et de la force de l'âme, force de vérité et force d'amour, comme fondements de l'ordre et de la stabilité du monde.

Et donc de relativiser le rôle des guerres et des faits et gestes des rois, relatés par l'histoire officielle, dans l'ordre du monde. L'histoire n'est ainsi, pour Gandhi, que "la liste des interruptions survenues dans le cours naturel des choses".

A méditer en ces temps où le pouvoir politique fait des intrusions dans le champ de l'histoire, et où se précise un projet de "Maison de l'histoire de France" centré sur l'histoire des "Grands hommes" et de l'Etat-Nation....




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lundi 31 janvier 2011

La civilisation occidentale s'autodétruira : Gandhi ( suite )

Poursuivant la publication d'extraits du livre de Gandhi "Leur civilisation et notre délivrance", publié en français chez Denoël en 1957, nous vous proposons d'écouter cette fois ci ce qu'il dit de la médecine, cet autre pilier de la civilisation occidentale.

De quoi méditer, en ces temps où les "coupe-faim" font la une des journaux...





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vendredi 28 janvier 2011

La civilisation occidentale s'autodétruira : Gandhi

En 1910 Gandhi publia un pamphlet contre la civilisation occidentale, qui constitue en même temps un vibrant hommage à la civilisation indienne - "Leur civilisation et notre délivrance" - ouvrage traduit en français chez Denoël en 1957. Pour lui "cette civilisation est telle que l'on a juste à être patient et elle s'autodétruira"...

Apôtre de la résistance passive ( satyagraha ) et de la non-violence ( ahimsa ), sa vision de la vie et sa philosophie sont plus que jamais d'actualité, et nous allons donc lui consacrer quelques "messages" de ce blog.

Et tout d'abord voyons ce qu'il dit dans cet ouvrage des avocats, dont on voit beaucoup de représentants ces temps-ci dans les hautes sphères de l'Etat...





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mercredi 12 janvier 2011

de la nécessité de s'indigner : Stéphane Hessel

Stéphane Hessel vient de publier un petit livre "Indignez-vous"qui rencontre un fort succès en librairie.

Il faut dire qu'en matière de résistance il sait de quoi il parle : arrêté en août 44 il est déporté en Allemagne. Détenu au bloc 17 à Buchenwald, il échappe à la mort en prenant une fausse identité, puis il transite par le camp de Schönebeck où il échappe à la pendaison. A la suite d'une tentative d'évasion il est transféré au camp de Dora où il échappe une nouvelle fois à la pendaison, saute enfin du train qui le transfère à Bergen-Belsen pour rejoindre les troupes américaines à Hanovre...

C'est pourquoi les "voeux" ci-dessous, qu'il a enregistrés à l'intiative de Mediapart, s'ils ont un aspect satirique amusant, sont cependant à prendre très au sérieux...L'heure est grave !!


samedi 1 janvier 2011

Nous plions sans combattre : Mikhaïl Lermontov

Mikhaïl Lermontov, poète russe mort en duel en 1841 à 27 ans, eut quelques problèmes avec l'impitoyable tsar Nicolas 1er, qu'il osa critiquer pour sa politique d'extrême conservatisme et de retour à la réaction...

On dit d'ailleurs que le tsar, apprenant sa mort, murmura plaisamment "A un chien une mort de chien", ce chien qu'il envoya faire la guerre dans le Caucase, mais qui écrivait néanmoins : « Oui, j’aime ma patrie, mais je l’aime d’un amour qui m’est propre, et que tous les arguments de la raison essaieraient en vain de modifier. J’ai beau faire, je ne puis m’enthousiasmer pour la barbarie, ni pour celle d’aujourd’hui, ni pour celle des temps passés. Je n’aime pas la gloire achetée par la violence, je n’aime pas l’arrogance appuyée sur les baïonnettes ; mais j’aime, sans savoir pourquoi, le silence et la solitude des steppes, j’aime le bruissement des forêts pendant la nuit et le murmure sans fin des torrents, quand un souffle printanier fait fondre les glaces. J’aime à chasser dans les plaines désertes, à pousser mon cheval au hasard et à chercher mon chemin dans la nuit. J’aime aussi dans nos villages l’aire chargée de grains, les toits couverts de chaume, la ferme aux fenêtres sculptées, et le dimanche, quand les paysans ivres se mettent à danser dans la taverne, j’aime à les voir oublier dans le bruit et la joie toutes les tristes misères de la semaine. »...

Ce résistant n'écrivait-il pas encore : "Nous plions sans combattre, indifférents au mal comme au bien" dans ce poème intitulé "Ma génération m'attriste et me dégoute", lu par Félicien Juttner sur France Culture le 29 décembre 2010.



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