Point n'est besoin de rolex ou de kärcher, de gadgets électroniques, de repas au Fouquet's ou d'amis milliardaires, pour goûter le bonheur simple des jours qui passent...

Point n'est besoin de pipoles et de medias, de newsmagazines et de traders, de "happy few" ou de "think tanks" pour vivre dignement ...

Voyez où nous ont conduit la raison raisonnante, la technologie débridée et la science arrogante, la volonté de puissance et de conquête, l'avidité financière et l'obsession de la croissance...

Et c'est d'autre chose dont nous avons aujourd'hui grand besoin : de compassion pour la Terre, les plantes et les animaux, de frugalité et de simplicité de vie, de convivialité, d'innocence et de pureté du regard, d'amour du Réel plutôt que du virtuel, de silence et de beauté... Et surtout, surtout : de ce souci inquiet et attentif de l'autre, qui est attribut du féminin...

Tout cela nous pouvons l'entretenir en nous en cultivant un "état de poésie", une autre vision de la vie, que nous enseignent certains poètes et artistes, ainsi qu'en témoigne le contenu de ce blog



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mercredi 30 juin 2010

Donner au monde ou se réaliser : L'escargot et le rosier, conte d'Andersen

Il était une fois...un conteur du nom de Hans Christian Andersen, né en 1805 au Danemark, qui a nous a laissés 156 contes, dont beaucoup de très célèbres.

Il en est un, "l'escargot et le rosier", qui parle plaisamment d'une question bien sérieuse, et qui devait turlupiner Andersen lui-même : dans la vie faut-il, à l'image de l'escargot, prévoir de faire "des choses bien plus grandioses que de fleurir, porter des noisettes ou donner du lait","servir à quelque chose", ou bien faut-il, à l'image du rosier, qui a toujours ses roses, cela ne va pas plus loin", fleurir joyeusement année après année ?...

"Que donnez-vous au monde ?" demande le rosier : " je crache sur le monde" répond l'escargot...

Voici ce conte, dit par Ka00 sur Audiocite.net :

samedi 20 mars 2010

le bonheur de la gratuité : l'homme qui plantait des arbres de Giono

La terre n'appartient à personne : il est juste question d'en prendre soin, gratuitement, par amour, et de vivre en symbiose avec elle. Là est le vrai bonheur.

Car, comme l'a écrit Jean Giono, ce "voyageur immobile" qui aimait tant arpenter la campagne provençale : "la maîtrise de la terre et des forces de la terre, c'est un rêve bourgeois chez les tenants des sociétés nouvelles. Il faut libérer la terre et l'homme, pour que ce dernier puisse vivre sa vie de liberté sur la terre de liberté (...)Ce champ n'est à personne. je ne veux pas de ce champ; je veux vivre avec ce champ et que ce champ vive avec moi, qu'il jouisse sous le vent et le soleil et la pluie, et que nous soyons en accord. Voilà la grande libération païenne."

Voici un extrait de sa nouvelle "l'homme qui plantait des arbres", texte célèbre traduit en de nombreuses langues, où il est aussi question de don et de gratuité...( texte lu par Juliette sur le site http://victoria-aufildeslectures.blogspot.com ) :


dimanche 10 janvier 2010

Batir la cité future : "Citadelle" de Saint-Exupéry

L'homme-consommateur occidental, obèse, gavé de gadgets, robotisé et ayant perdu autonomie et fierté, est-il encore capable d'imaginer une vie différente, une "Cité" digne de ce nom ?

Mais qu'est-ce qu'une cité ? et à quoi sert-elle ? Dans "Citadelle" Saint-Exupéry nous dit que c'est essentiellement le lieu où l'on échange, c'est à dire où l'on donne et où l'on reçoit. Et c'est par ce qu'ils donnent que les hommes s'accomplissent, dans la ferveur, et dans "la perfection du gâteau de miel auquel ils avaient tout le long du jour collaboré"

On se reportera de préférence à la première édition de cet ouvrage magnifique ( en 1948 chez Gallimard ), dont voici un court extrait: