Emile Verhaeren, poète belge né en 1855 et mort en 1916, a beaucoup célébré la beauté de la nature.
Dans cet extrait du poème "La Joie", il nous dit sa gratitude pour la vie, pour ses yeux "d'être restés si clairs", pour ses mains "de travailler dans le soleil", pour son corps, pour son torse, ses poumons...
Tout est ici célébration de la beauté et de la vie, de "ces matins de fête et de calme beauté".
Cet extrait, tiré du disque "Trésor de la poésie lyrique française" de l'Encyclopédie sonore dirigée par Georges Hacquard, est dit par Pierre Richard-Wilmm.
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mercredi 17 août 2011
samedi 30 juillet 2011
Je sais bien que je suis comme les montagnes : Francis Jammes
Voici encore un poème de Francis Jammes, ce merveilleux poète béarnais dont Pierre Seghers disait : "La simplicité, l'évidence, l'harmonie, l'émotion contenue, l'humour attendri...ce sont là les qualités majeures de la poésie de Francis Jammes"
Dans celui-ci, intitulé "J'allais dans le verger", Jammes se demande "pourquoi ais-je l'existence que j'aie ?", et ressent son appartenance profonde à l'ordre naturel, celui de ses montagnes...
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Dans celui-ci, intitulé "J'allais dans le verger", Jammes se demande "pourquoi ais-je l'existence que j'aie ?", et ressent son appartenance profonde à l'ordre naturel, celui de ses montagnes...
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samedi 18 juin 2011
L'art de voir les choses : John Burroughs
John Burroughs, né en 1837 et mort en 1921, "The Grand Old Man of Nature", fut l'un des écrivains naturalistes les plus célèbres des Etats-Unis. Il nous a laissé une grande leçon de vie simple et d'amour de la nature.
Voici un extrait du recueil "L'art de voir les choses" que lui a consacré Joël Cornuault aux Editions Federop, où il est question de marche à pied...
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Voici un extrait du recueil "L'art de voir les choses" que lui a consacré Joël Cornuault aux Editions Federop, où il est question de marche à pied...
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dimanche 15 mai 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les carnets de Krishnamurti
Nous poursuivons les extraits des Carnets de Krishnamurti ( publiés aux Editions du Rocher ), où c'est la relation à la nature qui conduit à la méditation. Ici - le 12 octobre dans la grande beauté de la Toscane - c'est "du silence...que survient la méditation", et celle ci abolit le temps, "ne laissant aucune trace du passé"...
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jeudi 28 avril 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti ( suite )
Nous poursuivons donc les extraits annoncés des Carnets de Krishnamurti, où la relation à la nature induit la méditation. Ici c'est "le sentiment d'immensité presque insupportable", la calme majestueux de la nature environnante, qui entraîne l'auteur à rejeter l'imagination et la fantaisie au profit de la Réalité elle-même.
Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...
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Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...
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dimanche 24 avril 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti
La relation à la nature est la source de la guérison, et la voie de la transformation de l'homme. Nous allons mettre en ligne plusieurs extraits du journal de Krishnamurti sur ce thème, tellement il nous semble important.
Juste un mot d'explication préalable.
Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »
Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...
Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »
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Juste un mot d'explication préalable.
Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »
Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...
Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »
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mardi 7 décembre 2010
Pénétrer l'âme des fleurs : Cécile Sauvage
Nous ne pouvons pas résister à vous offrir encore un poème de Cécile Sauvage, cette poétesse "de la maternité", mère du compositeur Olivier Messiaen, dont les oeuvres ont rééditées par les Editions de la Table Ronde en 2002.
Il est question ici du bonheur simple de celle qui se sentait "proche des choses". Extrait dit par Vincent Planchon.
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Il est question ici du bonheur simple de celle qui se sentait "proche des choses". Extrait dit par Vincent Planchon.
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jeudi 5 août 2010
lutter contre la vulgarité du monde : Jean-François Bernardini
Jean-François Bernardini, le fondateur du groupe de musique corse "I Muvrini", et de la Fondation de Corse, s'insurge contre "la vulgarité qui traverse le monde aujourd'hui", cette vulgarité qui consiste à souiller des paysages et déplacer des populations pour créer de la laideur ordinaire, des lotissements, des parcs d'attraction...Et cet humain plein d'amour pour sa terre en appelle à la responsabilité de chacun...
Voici un court extrait de l'interview qu'il a accordé à France Culture le 24 juillet 2010 dans le cadre de l'émission "Terre à Terre" :
Voici un court extrait de l'interview qu'il a accordé à France Culture le 24 juillet 2010 dans le cadre de l'émission "Terre à Terre" :
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samedi 17 juillet 2010
D'où vient la poésie ? Rilke, Les cahiers de Malte Laurid Briggs
La poésie a toujours attiré Laurent Terzieff. Il a mis en scène des poèmes de Rilke, Milosz, Brecht, Desnos, Holderlin...Il voyait dans la poésie une façon de "traquer l'inconnu". Ainsi écrivait-il dans un texte dit au Printemps des Poètes de décembre 2001 : "pour tenter de percer le mystère de son existence, l'homme, dans l'éveil de sa conscience, invente, peut être avant toute chose, la poésie"...
Dans cet extrait des Cahiers de Malte Laurid Briggs, que Laurent Terzieff a lu peu avant sa mort, au Printemps des Poètes de février 2010, Rilke nous montre comment la poésie prend sa source dans l'expérience de la vie et de la nature : avant de commencer le premier mot d'un premier vers "il faut avoir vu beaucoup de villes, d'hommes et de choses. Il faut connaître les animaux. Il faut sentir comment volent les oiseaux, et savoir quels mouvements font les petites fleurs en s'ouvrant le matin..."
Dans cet extrait des Cahiers de Malte Laurid Briggs, que Laurent Terzieff a lu peu avant sa mort, au Printemps des Poètes de février 2010, Rilke nous montre comment la poésie prend sa source dans l'expérience de la vie et de la nature : avant de commencer le premier mot d'un premier vers "il faut avoir vu beaucoup de villes, d'hommes et de choses. Il faut connaître les animaux. Il faut sentir comment volent les oiseaux, et savoir quels mouvements font les petites fleurs en s'ouvrant le matin..."
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jeudi 24 juin 2010
L'homme ne connait pas la nature : "Colline" de Giono
Jean Giono a publié son premier roman, "Colline", en 1929 chez Grasset. Il y est question des rapports de l'homme avec la nature, rapports cruels où l'homme ne cesse de blesser ce qui vit. Et comme l'a écrit Guillaume Leclère, il est ici question de : "l'histoire de paysans qui découvrent au travers de la nature la noirceur de leurs âmes et de leurs actes".
En voici un court extrait, enregistré en 1955 par Jean Chevrier, et réédité en CD chez Frémeaux et associés :
En voici un court extrait, enregistré en 1955 par Jean Chevrier, et réédité en CD chez Frémeaux et associés :
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vendredi 12 mars 2010
Rester fidèle à la Terre : Ainsi parlait Zarathoustra...
"Ainsi parlait Zarathoustra", l'ouvrage magistral de Frédéric Nietzsche qui résume et synthétise sa pensée, porte un espoir, celui d'un nouvel avenir pour l'homme.
Cet espoir passe par la fidélité à la Terre, à la Vie, au corps, nécessaires pour ne pas s'égarer, pour se détacher des erreurs et ignorances du passé.
Il passe aussi par la métamorphose du regard, qui doit rejoindre le regard de l'enfant : "innocence et oubli, commencement nouveau, jeu, roue qui se meut elle-même, premier mobile, affirmation saine".
Il passe enfin par l'évacuation du superflu et surtout des superflus, qui semble d'une surprenante actualité :
Voyez donc ces superflus ! ils veulent les oeuvres des inventeurs et les trésors des sages : ils appellent leur vol civilisation - et tout leur devient maladie et revers !
Voyez donc ces superflus ! ils sont toujours malades, ils rendent leur bile et appellent cela des journaux. Ils se dévorent et ne peuvent même pas se digérer!
Voyez donc ces superflus ! ils acquièrent des richesses et en deviennent plus pauvres. Ils veulent la puissance et avant tout le levier de la puissance, beaucoup d'argent - ces impuissants !...
Voici un court extrait de ce texte, lu par Michael Lonsdale ( Editions Thélème, 10 rue de Pontoise, 75005 Paris ) :
Cet espoir passe par la fidélité à la Terre, à la Vie, au corps, nécessaires pour ne pas s'égarer, pour se détacher des erreurs et ignorances du passé.
Il passe aussi par la métamorphose du regard, qui doit rejoindre le regard de l'enfant : "innocence et oubli, commencement nouveau, jeu, roue qui se meut elle-même, premier mobile, affirmation saine".
Il passe enfin par l'évacuation du superflu et surtout des superflus, qui semble d'une surprenante actualité :
Voyez donc ces superflus ! ils veulent les oeuvres des inventeurs et les trésors des sages : ils appellent leur vol civilisation - et tout leur devient maladie et revers !
Voyez donc ces superflus ! ils sont toujours malades, ils rendent leur bile et appellent cela des journaux. Ils se dévorent et ne peuvent même pas se digérer!
Voyez donc ces superflus ! ils acquièrent des richesses et en deviennent plus pauvres. Ils veulent la puissance et avant tout le levier de la puissance, beaucoup d'argent - ces impuissants !...
Voici un court extrait de ce texte, lu par Michael Lonsdale ( Editions Thélème, 10 rue de Pontoise, 75005 Paris ) :
jeudi 25 février 2010
La nostalgie de la terre : la poésie de Pablo Neruda
Pablo Neruda, le grand, le très grand poète chilien, prix Nobel de littérature, a toujours eu l'amour et la nostalgie de la nature qui a baignée son enfance : "mon enfance ce sont des souliers mouillés, des troncs cassés/tombés dans la jungle, décorés par les lianes. C'est la découverte du monde du vent et du feuillage"...
La nature est pour lui pureté et silence...
Ecoutons-le dans cet extrait de son poème "Extravagario"dit par François Maistre ( Edition EPM 2009, 37 rue des Vignerons, 94300 Vincennes ), qui s'intitule "Lettre pour qu'on m'envoie du bois"
La nature est pour lui pureté et silence...
Ecoutons-le dans cet extrait de son poème "Extravagario"dit par François Maistre ( Edition EPM 2009, 37 rue des Vignerons, 94300 Vincennes ), qui s'intitule "Lettre pour qu'on m'envoie du bois"
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dimanche 21 février 2010
l'amour de la forêt : Oncle Vania de Tchekhov
Né en 1860, médecin et écrivain, Tchekhov s'intéressait aux arbres, à la protection de la nature, adorait aller à la campagne où il cultivait un potager avec sa soeur.
A propos des arbres, il ne comprenait pas l'acharnement des hommes à les abattre inutilement. Cela transparait notamment dans sa pièce "Le Sauvage", qui préfigure "Oncle Vania", où ce thème est d'ailleurs repris dans les propos d'Astrov, le médecin.
Mais, comme le fait remarque l'auteure du blog "l'or des livres", il ne faut pas s'y tromper : "dépassant une préoccupation écologiste surprenante de modernité, le thème de la forêt n'est qu'une métaphore de l'humanité. Le Sauvage lutte contre la tendance auto-destructrice de l'homme qui abat les arbres nécessaires à sa survie future. Il aime les forêts et utilise «sa force créatrice» pour les sauver de la hache et planter des bois de ses propres mains. Et il puise la foi pour entreprendre ce travail gigantesque, semblant voué à l'échec, dans cette «petite lumière» aperçue au loin : l'amour, la récompense «de celui qui travaille, qui lutte, qui souffre».
Voici un extrait d'Oncle Vania où ce thème est abordé ( lecture proposée par Guillaume Gallienne dans l'émission de France Inter "Ca peut pas faire de mal"du 20 février 2010 )
A propos des arbres, il ne comprenait pas l'acharnement des hommes à les abattre inutilement. Cela transparait notamment dans sa pièce "Le Sauvage", qui préfigure "Oncle Vania", où ce thème est d'ailleurs repris dans les propos d'Astrov, le médecin.
Mais, comme le fait remarque l'auteure du blog "l'or des livres", il ne faut pas s'y tromper : "dépassant une préoccupation écologiste surprenante de modernité, le thème de la forêt n'est qu'une métaphore de l'humanité. Le Sauvage lutte contre la tendance auto-destructrice de l'homme qui abat les arbres nécessaires à sa survie future. Il aime les forêts et utilise «sa force créatrice» pour les sauver de la hache et planter des bois de ses propres mains. Et il puise la foi pour entreprendre ce travail gigantesque, semblant voué à l'échec, dans cette «petite lumière» aperçue au loin : l'amour, la récompense «de celui qui travaille, qui lutte, qui souffre».
Voici un extrait d'Oncle Vania où ce thème est abordé ( lecture proposée par Guillaume Gallienne dans l'émission de France Inter "Ca peut pas faire de mal"du 20 février 2010 )
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samedi 6 février 2010
L'espoir de l'innocence : les planches courbes d'Yves Bonnefoy
Nous avons déja mis en ligne un texte d'Yves Bonnefoy à propos de l'amour de la terre, et de la tristesse à en voir disparaître peu à peu la beauté. Mais au delà de cette tristesse il y a aussi l'espoir : "la vie s'achève, la vie demeure" écrit-il dans son recueil de poèmes "Les planches courbes" ( publié au Mercure de France en 2001 ).
L'espoir "que ce monde demeure, malgré la mort". Et cet espoir est personnifié par l'enfant. Il s'agit, au-delà des mots, d'un retour à l'enfance, à l'innocence, aux sensations :
Et demain, à l'éveil,
Peut-être que nos vies seront plus confiantes
Où des voix et des ombres s'attarderont,
Mais détournées, calmes, inattentives,
Sans guerre, sans reproche, cependant
Que l'enfant près de nous, sur le chemin,
Secouera en riant sa tête immense,
Nous regardant avec la gaucherie
De l'esprit qui reprend à son origine
Sa tâche de lumière dans l'énigme
Voici un court extrait ce ce recueil, lu par le poète lui-même, lors d'un enregistrement à Tours le 5 mars 2002:
L'espoir "que ce monde demeure, malgré la mort". Et cet espoir est personnifié par l'enfant. Il s'agit, au-delà des mots, d'un retour à l'enfance, à l'innocence, aux sensations :
Et demain, à l'éveil,
Peut-être que nos vies seront plus confiantes
Où des voix et des ombres s'attarderont,
Mais détournées, calmes, inattentives,
Sans guerre, sans reproche, cependant
Que l'enfant près de nous, sur le chemin,
Secouera en riant sa tête immense,
Nous regardant avec la gaucherie
De l'esprit qui reprend à son origine
Sa tâche de lumière dans l'énigme
Voici un court extrait ce ce recueil, lu par le poète lui-même, lors d'un enregistrement à Tours le 5 mars 2002:
mardi 2 février 2010
Tout est vrai au pays de la Terre : la poésie d'Anana Terramorsi
Anana Terramorsi, artiste, poétesse, guérisseuse spirituelle, a toujours cherché, dans ses multiples activités, à "accéder à une vérité de l'être", comme l'a écrit Lydia Harambourg dans la monographie qu'elle lui a consacrée ( aux Editions du Cercle d'Art en 1999 ).
Et cette vérité, c'est en particulier par la Nature, par la terre, au travers du jardin, qu'elle peut être perçue. "Voir" le Réel, faire passer les autres dans d'autres dimensions, dans ce monde vrai qui est le monde réel, c'est une seule et même inspiration, que ce soit au jardin, dans l'atelier , en écrivant un poème, ou en étant guérisseuse. Tout se passe en direct : un passage vers l'inconnu.
Voici un court extrait d'un prochain recueil de ses poèmes, intitulé "Buée turquoise"
Et cette vérité, c'est en particulier par la Nature, par la terre, au travers du jardin, qu'elle peut être perçue. "Voir" le Réel, faire passer les autres dans d'autres dimensions, dans ce monde vrai qui est le monde réel, c'est une seule et même inspiration, que ce soit au jardin, dans l'atelier , en écrivant un poème, ou en étant guérisseuse. Tout se passe en direct : un passage vers l'inconnu.
Voici un court extrait d'un prochain recueil de ses poèmes, intitulé "Buée turquoise"
dimanche 31 janvier 2010
L'amour furieux de la nature : Franz Weber
Franz Weber est né le 27 juin 1927 à Bâle. Toute sa vie il a "furieusement" défendu la nature et les animaux. Sa première campagne pour la protection de l'Engadine date de 1965. Il a aussi créé une fondation "qui peut agir même lorsque tout semble perdu", la Cour Internationale de Justice des Droits des Animaux, et les Nations Unies des Animaux ( avec Denis de Rougemont )
Il a été récemment interviewé par Pierre Philippe Cadert dans son émission "A première vue", sur la Radio Suisse Romande, à l'occasion de la sortie de son livre de contes "Entre chien et loup" aux Editions Xenia
Voici un court extrait de cet entretien où transparait tout l'amour que porte cet homme à la nature...
Il a été récemment interviewé par Pierre Philippe Cadert dans son émission "A première vue", sur la Radio Suisse Romande, à l'occasion de la sortie de son livre de contes "Entre chien et loup" aux Editions Xenia
Voici un court extrait de cet entretien où transparait tout l'amour que porte cet homme à la nature...
jeudi 21 janvier 2010
Profondeur de la simplicité : le Journal d'Henri David Thoreau
Poète, philosophe, écrivain, H.D.Thoreau est né en 1817 à Concord dans le Massachusetts et il y a vécu la plus grande partie de sa vie. Coureur de bois, amoureux d'une Nature qu'il a profondément aimée et célébrée, il a inspiré tout le mouvement écologiste. Il fût un apôtre fervent de la vie simple, de la frugalité, du bonheur qu'il y a à se concentrer et à s'approfondir plutôt qu'à se disperser en vaines activités, et à se connecter à l'être profond des choses, ce qui pour lui donne toute sa saveur à l'existence...
Il faut lire son journal, écrit entre 1837 et 1861, dont voici un court extrait lu par Laurence Terramorsi
Il faut lire son journal, écrit entre 1837 et 1861, dont voici un court extrait lu par Laurence Terramorsi
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jeudi 31 décembre 2009
Connaître le Réel : Les Causeries sur la botanique de J.-H. Fabre
Le célèbre botaniste Jean Henry Fabre a écrit au début du XXéme siècle - à une époque de croyance au progrès technique et de révérence portée aux sciences dures - un merveilleux livre, "La Plante - causeries sur la botanique", où il donne ses premières leçons de botanique à son fils ( voir par exemple l'édition de 1923 chez Delagrave, 15 rue Soufflot à Paris ).
Cet ouvrage non spécialisé, rédigé dans un style limpide et vivant, mais pourtant imprégné d'une compréhension profonde du monde végétal, est une illustration du fait que la connaissance et la compréhension de la Nature peuvent - et sans doute même nécessitent - de se passer du langage abstrait, sec et ennuyeux de la science spécialisée. Et qu'une langue simple rendant compte d'observations courantes fait mieux accéder à la Réalité qu'un charabia ésotérique, à condition bien sûr qu'elle soit le fait de personnes ayant elles-mêmes compris en profondeur cette Réalité...
Voici un extrait du 1er chapitre de ce livre, où le narrateur explique l'organisation fondamentale du végétal à partir d'une comparaison entre celui-çi et ces animaux particuliers qu'on appelle polypiers.
Cet ouvrage non spécialisé, rédigé dans un style limpide et vivant, mais pourtant imprégné d'une compréhension profonde du monde végétal, est une illustration du fait que la connaissance et la compréhension de la Nature peuvent - et sans doute même nécessitent - de se passer du langage abstrait, sec et ennuyeux de la science spécialisée. Et qu'une langue simple rendant compte d'observations courantes fait mieux accéder à la Réalité qu'un charabia ésotérique, à condition bien sûr qu'elle soit le fait de personnes ayant elles-mêmes compris en profondeur cette Réalité...
Voici un extrait du 1er chapitre de ce livre, où le narrateur explique l'organisation fondamentale du végétal à partir d'une comparaison entre celui-çi et ces animaux particuliers qu'on appelle polypiers.
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Sagesse de la vie simple : Les voyages de Pythagore
En 1799 est parue le première édition des "Voyages de Pythagore", de Pierre Sylvain Maréchal, retraçant la vie de cet illustre personnage. Pythagore, qui vécut aux environs de 600 avant Jésus-Christ, fut un grand initié et passa beaucoup d'années à aller de ville en ville, de pays en pays, dans tout le pourtour méditerranéen, et même jusqu'en Inde, pour rencontrer des sages, des oracles, et pour observer, apprendre et comprendre les secrets de la Nature. Instruit de ces expériences, il élabora des lois politiques et morales et créa une école de législateurs...
Ses premiers voyages, avec son mentor Hermodamas, l'amenèrent entre autres sur l'ile de Scyros, où il rencontra Phérycyde, un célèbre oracle, mais également Babys, le père de Phérécyde, un modeste paysan, qui lui montra la sagesse d'une vie simple...
Cet ouvrage a été réédité en 2005 chez Elibron Classics. Voici un court extrait de la rencontre avec Babys
Ses premiers voyages, avec son mentor Hermodamas, l'amenèrent entre autres sur l'ile de Scyros, où il rencontra Phérycyde, un célèbre oracle, mais également Babys, le père de Phérécyde, un modeste paysan, qui lui montra la sagesse d'une vie simple...
Cet ouvrage a été réédité en 2005 chez Elibron Classics. Voici un court extrait de la rencontre avec Babys
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dimanche 27 décembre 2009
Le bonheur simple des jours qui passent : la poésie de Cécile Sauvage
Quoi de plus important que ce qui ne l'est pas : les jours et les saisons qui passent, la vie simple, le sentiment de la nature... Pourquoi vouloir ce que l'on n'a pas, pourquoi désirer ce qui est ailleurs, pourquoi se poser des questions qui n'ont pas de réponses, pourquoi se repaître jour après jour des mauvaises nouvelles qui viennent du monde extérieur...Ne vaut-il pas mieux, comme le dit si bien Cécile Sauvage "ignorer le désir, les gloses" et éviter "le souci d'être grand et de se définir"?
Cécile Sauvage, née en 1883 à La Roche sur Yon, mère d'Olivier Messiaen le compositeur, a été la poètesse de l'innocence, de la vie simple, des petits bonheurs quotidiens. Ses oeuvres complètes ont été publiées pour la première fois en 1929 et rééditées à La Table Ronde ( 7 rue Corneille, Paris 6ème ) en 2002.
Voici un extrait de ses oeuvres, un court poème intitulé "Voeux simples", dit par Laurence Terramorsi
Cécile Sauvage, née en 1883 à La Roche sur Yon, mère d'Olivier Messiaen le compositeur, a été la poètesse de l'innocence, de la vie simple, des petits bonheurs quotidiens. Ses oeuvres complètes ont été publiées pour la première fois en 1929 et rééditées à La Table Ronde ( 7 rue Corneille, Paris 6ème ) en 2002.
Voici un extrait de ses oeuvres, un court poème intitulé "Voeux simples", dit par Laurence Terramorsi
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