Emile Verhaeren, poète belge né en 1855 et mort en 1916, a beaucoup célébré la beauté de la nature.
Dans cet extrait du poème "La Joie", il nous dit sa gratitude pour la vie, pour ses yeux "d'être restés si clairs", pour ses mains "de travailler dans le soleil", pour son corps, pour son torse, ses poumons...
Tout est ici célébration de la beauté et de la vie, de "ces matins de fête et de calme beauté".
Cet extrait, tiré du disque "Trésor de la poésie lyrique française" de l'Encyclopédie sonore dirigée par Georges Hacquard, est dit par Pierre Richard-Wilmm.
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mercredi 17 août 2011
jeudi 11 août 2011
Ceux qui sont morts pour rien : Pierre Seghers
"Les mains des soldats morts forent les puits de l'or liquide" : dans ce réquisitoire contre les guerres faites au nom du profit des multinationales, Pierre Seghers, qui considéra toujours la poésie comme une arme de résistance, parle des soldats morts lors de la guerre pour le pétrole qu'ont menée les britanniques en Irak en Avril 1941.
Merci les anglais....
Texte lu par Laurent Terzieff. Extrait du disque de poèmes de Pierre Seghers paru aux Editions Seghers-Vega
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Merci les anglais....
Texte lu par Laurent Terzieff. Extrait du disque de poèmes de Pierre Seghers paru aux Editions Seghers-Vega
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dimanche 7 août 2011
Etre nouveau chaque jour : Krishnamurti
Dans un rare interview en Français, faite par l'ORTF, Krishnamurti parle de la mort d'une façon qui semble déconcerter l'interviewer, qui voudrait bien savoir ce qui se passe lorsque l'on meurt : "mourir chaque jour, cela veut dire être nouveau chaque jour"...Oui dit l'interviewer, mais que se passe-t'il quand la vie est finie ? "La vie ? mais qu'est ce que vous voulez dire, la vie ?"
Et pour être nouveau chaque jour, il faut être sans problèmes, sans conflits, sans attachements, sans divisions...Qui êtes vous Krishnamurti demande l'interviewer. Réponse : "Rien..."
Et pour être nouveau chaque jour, il faut être sans problèmes, sans conflits, sans attachements, sans divisions...Qui êtes vous Krishnamurti demande l'interviewer. Réponse : "Rien..."
samedi 30 juillet 2011
Je sais bien que je suis comme les montagnes : Francis Jammes
Voici encore un poème de Francis Jammes, ce merveilleux poète béarnais dont Pierre Seghers disait : "La simplicité, l'évidence, l'harmonie, l'émotion contenue, l'humour attendri...ce sont là les qualités majeures de la poésie de Francis Jammes"
Dans celui-ci, intitulé "J'allais dans le verger", Jammes se demande "pourquoi ais-je l'existence que j'aie ?", et ressent son appartenance profonde à l'ordre naturel, celui de ses montagnes...
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Dans celui-ci, intitulé "J'allais dans le verger", Jammes se demande "pourquoi ais-je l'existence que j'aie ?", et ressent son appartenance profonde à l'ordre naturel, celui de ses montagnes...
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mercredi 20 juillet 2011
Dieu loge dans les toutes petites choses : Christian Bobin à propos de Ryokan
Dans cette chronique ( émission Initiales du 3 juillet 2011 sur la Radio Suisse Romande ) Christian Bobin nous dit son émerveillement pour les poèmes de Ryokan, cet ermite japonais du XVIIIème siècle - "le moine au coeur d'enfant" - qui nous a laissé de biens jolis poèmes, comme celui-ci par exemple :
Que laisserai-je derrière moi ?
Les fleurs du printemps,
le coucou dans les collines,
et les fleurs de l'automne
"Ryokan ne célébrait aucun rituel et ne dispensait aucun enseignement. Jamais non plus il n'évoque un point de doctrine ou ne fait état d'un quelconque éveil..." ( Wikipedia ). Il s'occupe des petites choses, de son bol disparu, des enfants avec lesquels il joue pendant des heures, pendant que les hommes d'affaires "font leurs additions sous les gravats"...
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Que laisserai-je derrière moi ?
Les fleurs du printemps,
le coucou dans les collines,
et les fleurs de l'automne
"Ryokan ne célébrait aucun rituel et ne dispensait aucun enseignement. Jamais non plus il n'évoque un point de doctrine ou ne fait état d'un quelconque éveil..." ( Wikipedia ). Il s'occupe des petites choses, de son bol disparu, des enfants avec lesquels il joue pendant des heures, pendant que les hommes d'affaires "font leurs additions sous les gravats"...
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mardi 5 juillet 2011
Je suis un mystique, mais par le corps seulement : Fernando Pessoa
Alberto Caeiro, l'un des noms sous lequel écrit Fernando Pessoa, le grand poète portugais, nous dit toute l'importance de sentir au lieu de penser, ou plutôt d'avoir des pensées "qui sont toutes des sensations"...
Car la pensée raisonneuse, analytique, ne conduit à rien et ne fait que tourner sur elle-même...ainsi que l'écrit Pessoa dans "En Bref" : "seuls ceux qui ne pensent jamais parviennent à une conclusion. Penser c'est hésiter"...
Quand parviendrons-nous donc à retrouver nos sensations, c'est à dire à relier à nouveau avec nos propres corps, et donc avec la Nature ?
Propos illustré par le poème "Je suis un gardeur de troupeau", dit ici par Christian Gonon de la Comédie Française, dans l'émission "Le poème du jour" de France Culture du 29/06/2011...
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Car la pensée raisonneuse, analytique, ne conduit à rien et ne fait que tourner sur elle-même...ainsi que l'écrit Pessoa dans "En Bref" : "seuls ceux qui ne pensent jamais parviennent à une conclusion. Penser c'est hésiter"...
Quand parviendrons-nous donc à retrouver nos sensations, c'est à dire à relier à nouveau avec nos propres corps, et donc avec la Nature ?
Propos illustré par le poème "Je suis un gardeur de troupeau", dit ici par Christian Gonon de la Comédie Française, dans l'émission "Le poème du jour" de France Culture du 29/06/2011...
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dimanche 26 juin 2011
Que votre table soit un autel : Le Prophete de Khalil Gibran
Dans cet extrait du Prophète de Khalil Gibran, traduit de l'anglais par Janine Levy et dit par Michaël Lonsdale ( Editions Audiolib 2010 ), il est question de la sacralité de la nourriture et du respect qui doit être porté à toute créature vivante.
Car comme l'a dit ce poète libanais ( 1883-1931 ) : "Combien généreuse est la vie pour l'homme mais combien l'homme se trouve éloigné de la vie"...
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Car comme l'a dit ce poète libanais ( 1883-1931 ) : "Combien généreuse est la vie pour l'homme mais combien l'homme se trouve éloigné de la vie"...
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samedi 18 juin 2011
L'art de voir les choses : John Burroughs
John Burroughs, né en 1837 et mort en 1921, "The Grand Old Man of Nature", fut l'un des écrivains naturalistes les plus célèbres des Etats-Unis. Il nous a laissé une grande leçon de vie simple et d'amour de la nature.
Voici un extrait du recueil "L'art de voir les choses" que lui a consacré Joël Cornuault aux Editions Federop, où il est question de marche à pied...
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Voici un extrait du recueil "L'art de voir les choses" que lui a consacré Joël Cornuault aux Editions Federop, où il est question de marche à pied...
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mercredi 1 juin 2011
Vive le développement durable !! Duval MC
Duval MC le rappeur engagé écolo avait forcément sa place dans ce blog, même si tout le monde ne dira pas de ses créations :"comme c'est beau !!"...
Voici en effet ce que dit de lui Rachida Brahim :
"Ami entre autres de Survie, de Sortir du nucléaire et des Désobéissants, ses textes évoquent les troubles de la mémoire nationale, la pollution, le capitalisme débridé et les inégalités en tout genre. Duval MC était de ceux qui ont récemment accueilli la Marche des sans papiers à Marseille, on l’a vu se produire aux manifestations anti-nucléaire, au contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg, aux meetings du NPA, de la LCR ou d’Europe Ecologie. Les états de services d’un rappeur engagé, à l’échelle politique et universelle, et ça marche : « ce qui est marrant, c’est que finalement au meeting d’Europe Ecologie où j’ai été invité par Marie Bové, c’est moi qui ai eu le plus long temps de parole ». Blague à part, ce qui semble lui tenir à cœur c’est de faire passer des messages qui permettent d’alerter les gens et d’éveiller les consciences face à « tout un système qui mérite un grand coup de pe-pom » explique Duval MC en citant ses collègues du Ministère des Affaires Populaires..."
Voici en effet ce que dit de lui Rachida Brahim :
"Ami entre autres de Survie, de Sortir du nucléaire et des Désobéissants, ses textes évoquent les troubles de la mémoire nationale, la pollution, le capitalisme débridé et les inégalités en tout genre. Duval MC était de ceux qui ont récemment accueilli la Marche des sans papiers à Marseille, on l’a vu se produire aux manifestations anti-nucléaire, au contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg, aux meetings du NPA, de la LCR ou d’Europe Ecologie. Les états de services d’un rappeur engagé, à l’échelle politique et universelle, et ça marche : « ce qui est marrant, c’est que finalement au meeting d’Europe Ecologie où j’ai été invité par Marie Bové, c’est moi qui ai eu le plus long temps de parole ». Blague à part, ce qui semble lui tenir à cœur c’est de faire passer des messages qui permettent d’alerter les gens et d’éveiller les consciences face à « tout un système qui mérite un grand coup de pe-pom » explique Duval MC en citant ses collègues du Ministère des Affaires Populaires..."
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mardi 31 mai 2011
Je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens : Boris Vian
Dans ce poème archi connu de Boris Vian - Le Déserteur - chanté ici par Serge Reggiani ( Disques Jacques Canetti - 1964 ), il était déja question de non-violence et de désobéissance civile...
Et ce que tout le monde ne sait pas c'est que cette chanson, dès qu'elle fut enregistrée, fut interdite de diffusion à la radio et interdite à la vente.
Il y eût même un député, Paul Faber, pour prétendre qu'il s'agissait là d'une insulte aux anciens combattants, et Boris Vian écrivit à ce député une longue et belle lettre, dont voici un extrait :
"Croyez-moi...."ancien combattant", c'est un mot dangereux; on ne devrait pas se vanter d'avoir fait la guerre, on devrait le regretter - un ancien combattant est mieux placé que quiconque pour haïr la guerre. Presque tous les déserteurs sont des "anciens combattants" qui n'ont pas eu la force d'aller jusqu'à la fin du combat. Et qui leur jettera la pierre ? Non...si ma chanson peut déplaire ce n'est pas à un ancien combattant, cher Monsieur Faber. Cela ne peut être qu'à une certaine catégorie de militaires de carrière ; jusqu'à nouvel ordre je considère l'ancien combattant comme un civil heureux de l'être. Il est des militaires de carrière qui considèrent la guerre comme un fléau inévitable et s'efforcent de l'abréger. Ils ont tort d'être militaires, car c'est se déclarer découragé d'avance et admettre que l'on ne peut prévenir ce fléau -mais ces militaires là sont des hommes honnêtes. Bêtes mais honnêtes. Et ceux-là non plus n'ont pas pu se sentir visés. Sachez le certains m'ont félicité de cette chanson. Malheureusement il en est d'autres. Et ceux-là, si je les ai choqués, j'en suis ravi. C'est bien leur tour. Oui, cher Monsieur Faber, figurez-vous, certains militaires de carrière considèrent que la guerre n'a d'autre but que de tuer les gens. Le général Bradley par exemple, dont j'ai traduit les mémoires de guerre, le dit en toutes lettres. Entre nous, les neuf dixièmes des gens ont des idées fausses sur ce type de militaire de carrière. L'histoire telle qu'on l'enseigne est rempli du récit de leurs inutiles exploits et de leurs démolitions barbares..."
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Et ce que tout le monde ne sait pas c'est que cette chanson, dès qu'elle fut enregistrée, fut interdite de diffusion à la radio et interdite à la vente.
Il y eût même un député, Paul Faber, pour prétendre qu'il s'agissait là d'une insulte aux anciens combattants, et Boris Vian écrivit à ce député une longue et belle lettre, dont voici un extrait :
"Croyez-moi...."ancien combattant", c'est un mot dangereux; on ne devrait pas se vanter d'avoir fait la guerre, on devrait le regretter - un ancien combattant est mieux placé que quiconque pour haïr la guerre. Presque tous les déserteurs sont des "anciens combattants" qui n'ont pas eu la force d'aller jusqu'à la fin du combat. Et qui leur jettera la pierre ? Non...si ma chanson peut déplaire ce n'est pas à un ancien combattant, cher Monsieur Faber. Cela ne peut être qu'à une certaine catégorie de militaires de carrière ; jusqu'à nouvel ordre je considère l'ancien combattant comme un civil heureux de l'être. Il est des militaires de carrière qui considèrent la guerre comme un fléau inévitable et s'efforcent de l'abréger. Ils ont tort d'être militaires, car c'est se déclarer découragé d'avance et admettre que l'on ne peut prévenir ce fléau -mais ces militaires là sont des hommes honnêtes. Bêtes mais honnêtes. Et ceux-là non plus n'ont pas pu se sentir visés. Sachez le certains m'ont félicité de cette chanson. Malheureusement il en est d'autres. Et ceux-là, si je les ai choqués, j'en suis ravi. C'est bien leur tour. Oui, cher Monsieur Faber, figurez-vous, certains militaires de carrière considèrent que la guerre n'a d'autre but que de tuer les gens. Le général Bradley par exemple, dont j'ai traduit les mémoires de guerre, le dit en toutes lettres. Entre nous, les neuf dixièmes des gens ont des idées fausses sur ce type de militaire de carrière. L'histoire telle qu'on l'enseigne est rempli du récit de leurs inutiles exploits et de leurs démolitions barbares..."
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samedi 21 mai 2011
Notre tour n'est-il pas venu de nous transformer ? R.M.Rilke
Dans ces temps de patriarcat finissant, où les agresseurs des femmes sont encore considérés comme des victimes de leur ruse aguicheuse, et où les femmes n'osent pas aller porter plainte devant des policiers rigolards et incrédules, il est peut-être temps pour les hommes de se confronter à leur propre ombre...
"Peut-être pourrions nous essayer de nous développer un peu" disait déja Rilke en 1929, dans ce vibrant hommage à la femme tiré des "Cahiers de Malte Laurids Brigge"( Editions du Seuil 1966 pour la traduction française ) ... puisque "durant des siècles elles ont accompli tout l'amour, elles ont joué les deux parties du dialogue". Car c'est bien d'amour qu'il s'agit, de cet amour si souvent absent de la sexualité masculine...
Et en effet "Notre tour n'est-il pas venu de nous transformer" ? ...
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"Peut-être pourrions nous essayer de nous développer un peu" disait déja Rilke en 1929, dans ce vibrant hommage à la femme tiré des "Cahiers de Malte Laurids Brigge"( Editions du Seuil 1966 pour la traduction française ) ... puisque "durant des siècles elles ont accompli tout l'amour, elles ont joué les deux parties du dialogue". Car c'est bien d'amour qu'il s'agit, de cet amour si souvent absent de la sexualité masculine...
Et en effet "Notre tour n'est-il pas venu de nous transformer" ? ...
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dimanche 15 mai 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les carnets de Krishnamurti
Nous poursuivons les extraits des Carnets de Krishnamurti ( publiés aux Editions du Rocher ), où c'est la relation à la nature qui conduit à la méditation. Ici - le 12 octobre dans la grande beauté de la Toscane - c'est "du silence...que survient la méditation", et celle ci abolit le temps, "ne laissant aucune trace du passé"...
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mardi 10 mai 2011
L'homme n'a encore rien vu, reconnu ni dit de vivant : R.M. Rilke
Voici un texte visionnaire de Rilke, un extrait des "Cahiers de Malte Laurids Brigge" dit ici par Laurent Terzieff ( merci d'excuser la mauvaise qualité de cet enregistrement fait en public...), sur la nécessité pour l'homme de changer totalement de vision du monde.
D'ailleurs notre ami Fabrice Nicolino ne s'y est pas trompé, lui qui écrit sur son blog ( http://fabrice-nicolino.com ) à propos de ce texte : "N'est-ce pas profond et vrai, n'est-ce pas précisément ce que tout humain conscient du temps que nous vivons pourrait apprendre par coeur ?"
Ce texte met en lumière toute l'absurdité de l'histoire humaine depuis la nuit des temps, de cette humanité qui n'aura "rien vu, reconnu et dit de vivant" et qui sera restée "à la surface de la vie". Et souligne donc la nécessité de changements profonds...
Quels changements ? Eh bien entre autres celui de s'intéresser à la Réalité, qui a été traitée par l'homme "comme une montre oubliée dans une chambre vide", ou celui de se rendre compte que l'on n'a "rien à apprendre des autres hommes" puisque l'on est tous "nés des anciens" et que par conséquent l'on contient tous la sagesse du passé...
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D'ailleurs notre ami Fabrice Nicolino ne s'y est pas trompé, lui qui écrit sur son blog ( http://fabrice-nicolino.com ) à propos de ce texte : "N'est-ce pas profond et vrai, n'est-ce pas précisément ce que tout humain conscient du temps que nous vivons pourrait apprendre par coeur ?"
Ce texte met en lumière toute l'absurdité de l'histoire humaine depuis la nuit des temps, de cette humanité qui n'aura "rien vu, reconnu et dit de vivant" et qui sera restée "à la surface de la vie". Et souligne donc la nécessité de changements profonds...
Quels changements ? Eh bien entre autres celui de s'intéresser à la Réalité, qui a été traitée par l'homme "comme une montre oubliée dans une chambre vide", ou celui de se rendre compte que l'on n'a "rien à apprendre des autres hommes" puisque l'on est tous "nés des anciens" et que par conséquent l'on contient tous la sagesse du passé...
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mardi 3 mai 2011
Le parfum du temps présent : Teofilo Chantre
Teofilo Chantre, artiste capverdien, nous invite dans cette chanson - diffusée sur RFI dans l'émission "En Sol Majeur" du 2 mai 2011 - à goûter "le parfum du temps présent", sur des paroles de Marc Estève.
Il y est question de préférer l'ici à l'ailleurs, et de goûter l'instant présent "sans penser à demain, ni rien"....
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Il y est question de préférer l'ici à l'ailleurs, et de goûter l'instant présent "sans penser à demain, ni rien"....
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jeudi 28 avril 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti ( suite )
Nous poursuivons donc les extraits annoncés des Carnets de Krishnamurti, où la relation à la nature induit la méditation. Ici c'est "le sentiment d'immensité presque insupportable", la calme majestueux de la nature environnante, qui entraîne l'auteur à rejeter l'imagination et la fantaisie au profit de la Réalité elle-même.
Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...
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Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...
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dimanche 24 avril 2011
Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti
La relation à la nature est la source de la guérison, et la voie de la transformation de l'homme. Nous allons mettre en ligne plusieurs extraits du journal de Krishnamurti sur ce thème, tellement il nous semble important.
Juste un mot d'explication préalable.
Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »
Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...
Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »
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Juste un mot d'explication préalable.
Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »
Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...
Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »
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jeudi 21 avril 2011
Terre n'est-ce pas ce que tu veux : renaître en nous ? R-M. Rilke
Dans la 9ème Elégie de Duino, Rainer Maria Rilke nous parle de la sagesse de la terre ( "toujours tu eus raison" ), et de son pouvoir de transformation de l'homme : "quelle mission imposes tu si ce n'est la transformation ?".
Comme l'a écrit Angela Bargenda, comparant ce texte à la poésie d'Anna de Noailles : "la prise de conscience de ce pouvoir de transformation par la parole a pour conséquence l'entrée radicale du poète dans la création du monde..."
Voici un extrait de cette 9ème Elégie, dit ici par Serge Reggiani :
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Comme l'a écrit Angela Bargenda, comparant ce texte à la poésie d'Anna de Noailles : "la prise de conscience de ce pouvoir de transformation par la parole a pour conséquence l'entrée radicale du poète dans la création du monde..."
Voici un extrait de cette 9ème Elégie, dit ici par Serge Reggiani :
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mercredi 6 avril 2011
Nous sommes invités à sentir : Gilles Clément le jardinier
Gilles Clément est un jardinier passionné, qui a inventé le "jardin planétaire"qu'il définit ainsi lui-même : « Faire le plus possible avec, le moins possible contre ». La finalité du Jardin Planétaire consiste à chercher comment exploiter la diversité sans la détruire. Comment continuer à faire fonctionner la « machine » planète, faire vivre le jardin, donc le jardinier.
Dans ce passage de son roman "Thomas et le voyageur", publié en 1997 et réédité récemment chez Albin Michel, il nous invite à sentir, à adopter une autre manière de voir la nature, où "l'irrationel participe au discernement".
Extrait de l'émission "L'Humeur vagabonde" de France Inter du 5 avril 2011
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Dans ce passage de son roman "Thomas et le voyageur", publié en 1997 et réédité récemment chez Albin Michel, il nous invite à sentir, à adopter une autre manière de voir la nature, où "l'irrationel participe au discernement".
Extrait de l'émission "L'Humeur vagabonde" de France Inter du 5 avril 2011
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vendredi 1 avril 2011
comment pouvons-nous supprimer l'inégalité ? la réponse de Krishnamurti
Krishnamurti a souvent abordé le thème de l'égalité et de l'inégalité, et s'est posé la question de la manière de parvenir à supprimer cette dernière.
Nos politiciens et nos philosophes, souvent prolixes sur ce thème, et toujours porteurs de quelque nouveau système social ou économique pour y parvenir, feraient bien d'écouter son message, résumé dans cet extrait des conférences qu'il a données à Madras et à Bénarès en 1947-1949...
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Nos politiciens et nos philosophes, souvent prolixes sur ce thème, et toujours porteurs de quelque nouveau système social ou économique pour y parvenir, feraient bien d'écouter son message, résumé dans cet extrait des conférences qu'il a données à Madras et à Bénarès en 1947-1949...
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dimanche 27 mars 2011
Ainsi vivons-nous, à chaque pas prenant congé : Rainer Maria Rilke
Rainer Maria Rilke, poète né à Prague en 1875, séjourna quelque temps dans le chateau de Duino au bord de l'Adriatique, où il composa les "Elégies de Duino", sans doute son chef d'oeuvre.
Nous avions déjà mis en ligne un extrait de la 8ème élégie. En voici un autre, où Rilke compare le bonheur « de la petite créature », qui demeure toujours reliée à toutes choses, à l'incapacité de l'homme à relier vraiment, car toujours spectateur, et « à chaque pas prenant congé »...
Ce passage de la 8ème élégie, lu par Sophie Gueydon, est extrait de la traduction de Philippe Jacottet, parue aux Editions La Dogana en 2008.
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Nous avions déjà mis en ligne un extrait de la 8ème élégie. En voici un autre, où Rilke compare le bonheur « de la petite créature », qui demeure toujours reliée à toutes choses, à l'incapacité de l'homme à relier vraiment, car toujours spectateur, et « à chaque pas prenant congé »...
Ce passage de la 8ème élégie, lu par Sophie Gueydon, est extrait de la traduction de Philippe Jacottet, parue aux Editions La Dogana en 2008.
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