Franz Weber est né le 27 juin 1927 à Bâle. Toute sa vie il a "furieusement" défendu la nature et les animaux. Sa première campagne pour la protection de l'Engadine date de 1965. Il a aussi créé une fondation "qui peut agir même lorsque tout semble perdu", la Cour Internationale de Justice des Droits des Animaux, et les Nations Unies des Animaux ( avec Denis de Rougemont )
Il a été récemment interviewé par Pierre Philippe Cadert dans son émission "A première vue", sur la Radio Suisse Romande, à l'occasion de la sortie de son livre de contes "Entre chien et loup" aux Editions Xenia
Voici un court extrait de cet entretien où transparait tout l'amour que porte cet homme à la nature...
dimanche 31 janvier 2010
mercredi 27 janvier 2010
Regarder la vie qui passe : Christian Bobin
Christian Bobin, poète et écrivain français, "amoureux du silence et des roses", a plus que tout autre chanté les détails de la vie, les petites choses, le temps qui passe, le féminin. "Pour voir un peu de cette vie il faut en oublier beaucoup" a-t'il écrit. Et aussi : "je ne sais pas ce qu'il y a de mieux à faire dans la vie que regarder la vie"...
Il tient une chronique hebdomadaire le dimanche matin sur Radio Suisse Romande ( Emission Initiales sur Espaces 2 à 8h15 ) qui est une réflexion à haute voix sur les choses petites et grandes dont l'écrivain sait si bien révéler l'âme.
Voici celle du 17 janvier 2010 intitulée "le conte des pots remplis"
Il tient une chronique hebdomadaire le dimanche matin sur Radio Suisse Romande ( Emission Initiales sur Espaces 2 à 8h15 ) qui est une réflexion à haute voix sur les choses petites et grandes dont l'écrivain sait si bien révéler l'âme.
Voici celle du 17 janvier 2010 intitulée "le conte des pots remplis"
Libellés :
silence,
simplicité
dimanche 24 janvier 2010
Nostalgie de la sauvagerie : Aldo Leopold
Aldo Léopold fût entre autres forestier au Nouveau Mexique et professeur à l'Université du Wisconsin. Mais ce fût surtout un incomparable amoureux de la nature sauvage et l'un des"pères" de l'écologie. Son "Almanach du Comté des sables" est une pure merveille, qui nous renvoie à H.D.Thoreau, pour qui "le salut du monde passe par l'état sauvage"...
Cet ouvrage fût publié pour la première fois en 1949 ( on pourra se reporter par exemple à la réédition de mars 2000 chez Flammarion ). Voici ce qu'en dit JMG Le Clézio dans la préface de cette édition : "le regard prophétique qu'Aldo Leopold a porté sur notre monde contemporain n'a rien perdu de son acuité, et la semence des mots promet encore la magie des moissons futures. Voilà un livre qui nous fait le plus grand bien" et un peu plus loin : "le pouvoir de ce livre n'est pas seulement dans les idées. Il est avant tout dans la beauté de la langue, dans les images qu'il fait apparaître, dans la fraîcheur des sensations...il parle de la danse magique des bécasses dans l'amphithéatre des marécages, de l'ivresse du vent, du langage des arbres et de leur mémoire..."
Cet ouvrage fût publié pour la première fois en 1949 ( on pourra se reporter par exemple à la réédition de mars 2000 chez Flammarion ). Voici ce qu'en dit JMG Le Clézio dans la préface de cette édition : "le regard prophétique qu'Aldo Leopold a porté sur notre monde contemporain n'a rien perdu de son acuité, et la semence des mots promet encore la magie des moissons futures. Voilà un livre qui nous fait le plus grand bien" et un peu plus loin : "le pouvoir de ce livre n'est pas seulement dans les idées. Il est avant tout dans la beauté de la langue, dans les images qu'il fait apparaître, dans la fraîcheur des sensations...il parle de la danse magique des bécasses dans l'amphithéatre des marécages, de l'ivresse du vent, du langage des arbres et de leur mémoire..."
Libellés :
beauté,
sauvagerie
jeudi 21 janvier 2010
Joie dans la pauvreté : "Du Sahara aux Cévennes" de Pierre Rabhi
"Du Sahara aux Cévennes", réédité en 1995 aux Editions Albin Michel, c'est la biographie de l'ami Pierre, depuis son enfance oasienne au Sud de l'Algérie jusqu'à son établissement comme paysan en terre ardéchoise. Une grande leçon de vie et de courage qui illustre bien que la joie et la plénitude de l'être sont incompatibles avec l'accumulation de biens matériels...
Comme il l'écrit lui-même : "Après avoir vécu durant presque vingt ans près de la Cévenne ardéchoise en rapport étroit et attentif avec des animaux, des végétaux, les saisons, les éléments, je me rends compte que toutes nos accumulations matérielles ne sont que du fatras incapable de nous donner l'enthousiasme de vivre et de créer, incapable de nous donner le goût de la permanence au sein de laquelle se trouve la joie et l'absence de toute peur de vivre et de mourir"...
Voici un court extrait de ce livre, où il est question de la pauvreté en tant que valeur de bien-être
Comme il l'écrit lui-même : "Après avoir vécu durant presque vingt ans près de la Cévenne ardéchoise en rapport étroit et attentif avec des animaux, des végétaux, les saisons, les éléments, je me rends compte que toutes nos accumulations matérielles ne sont que du fatras incapable de nous donner l'enthousiasme de vivre et de créer, incapable de nous donner le goût de la permanence au sein de laquelle se trouve la joie et l'absence de toute peur de vivre et de mourir"...
Voici un court extrait de ce livre, où il est question de la pauvreté en tant que valeur de bien-être
Libellés :
frugalité,
simplicité
Profondeur de la simplicité : le Journal d'Henri David Thoreau
Poète, philosophe, écrivain, H.D.Thoreau est né en 1817 à Concord dans le Massachusetts et il y a vécu la plus grande partie de sa vie. Coureur de bois, amoureux d'une Nature qu'il a profondément aimée et célébrée, il a inspiré tout le mouvement écologiste. Il fût un apôtre fervent de la vie simple, de la frugalité, du bonheur qu'il y a à se concentrer et à s'approfondir plutôt qu'à se disperser en vaines activités, et à se connecter à l'être profond des choses, ce qui pour lui donne toute sa saveur à l'existence...
Il faut lire son journal, écrit entre 1837 et 1861, dont voici un court extrait lu par Laurence Terramorsi
Il faut lire son journal, écrit entre 1837 et 1861, dont voici un court extrait lu par Laurence Terramorsi
Libellés :
nature,
simplicité
mercredi 13 janvier 2010
Qu'est-ce que la beauté ? L'inconnu sur la Terre de Le Clézio
Jean-Marie Le Clézio a écrit son essai "L'inconnu sur la terre" en 1978 ( publié chez Gallimard cette même année ). Cet inconnu est un petit garçon : "au bord des nuages, comme sur une dune de sable,un petit garçon inconnu est assis et regarde à travers l'espace...Et ce qui nous est proposé dans cet essai c'est de voir le monde comme le fait un petit garçon, le petit garçon que chacun porte en soi, avec innocence et émerveillement devant sa beauté infinie, éternelle, sans origine et sans fin.
Car c'est bien d'une méditation sur la beauté dont il s'agit ici, cette beauté qui ne peut être perçue que par celui qui s'oublie lui-même...
En voici un court extrait, lu par Laurence Terramorsi
Car c'est bien d'une méditation sur la beauté dont il s'agit ici, cette beauté qui ne peut être perçue que par celui qui s'oublie lui-même...
En voici un court extrait, lu par Laurence Terramorsi
lundi 11 janvier 2010
N'être rien : Le Clown d'Henri Michaux
Le Clown, poème d'Henri Michaux, est l'un de ceux qui ont été le plus commentés et en même temps l'un de ceux qui ont été le moins compris. La plupart n'y ont vu que la nécessité de l'humilité pour éviter le narcissisme, la prétention, la fatuité...
Mais ce texte va bien au delà de ce genre de principes de morale et de bienséance. Il nous dit qu'en n'"étant rien", qu'en se détachant de l'obsession d'être quelqu'un, on peut accéder à une liberté supérieure, et entrer "dans l'infini esprit sous-jacent" à toute chose.
Voici une lecture de ce poème par Juliette Binoche, extrait de l'émission "A voix nue" de Jérome Clément du 8 Janvier 2010 sur France Culture.
Mais ce texte va bien au delà de ce genre de principes de morale et de bienséance. Il nous dit qu'en n'"étant rien", qu'en se détachant de l'obsession d'être quelqu'un, on peut accéder à une liberté supérieure, et entrer "dans l'infini esprit sous-jacent" à toute chose.
Voici une lecture de ce poème par Juliette Binoche, extrait de l'émission "A voix nue" de Jérome Clément du 8 Janvier 2010 sur France Culture.
Libellés :
Réel,
simplicité
dimanche 10 janvier 2010
Batir la cité future : "Citadelle" de Saint-Exupéry
L'homme-consommateur occidental, obèse, gavé de gadgets, robotisé et ayant perdu autonomie et fierté, est-il encore capable d'imaginer une vie différente, une "Cité" digne de ce nom ?
Mais qu'est-ce qu'une cité ? et à quoi sert-elle ? Dans "Citadelle" Saint-Exupéry nous dit que c'est essentiellement le lieu où l'on échange, c'est à dire où l'on donne et où l'on reçoit. Et c'est par ce qu'ils donnent que les hommes s'accomplissent, dans la ferveur, et dans "la perfection du gâteau de miel auquel ils avaient tout le long du jour collaboré"
On se reportera de préférence à la première édition de cet ouvrage magnifique ( en 1948 chez Gallimard ), dont voici un court extrait:
Mais qu'est-ce qu'une cité ? et à quoi sert-elle ? Dans "Citadelle" Saint-Exupéry nous dit que c'est essentiellement le lieu où l'on échange, c'est à dire où l'on donne et où l'on reçoit. Et c'est par ce qu'ils donnent que les hommes s'accomplissent, dans la ferveur, et dans "la perfection du gâteau de miel auquel ils avaient tout le long du jour collaboré"
On se reportera de préférence à la première édition de cet ouvrage magnifique ( en 1948 chez Gallimard ), dont voici un court extrait:
Libellés :
gratuité
vendredi 8 janvier 2010
L'état de non-pensée : les poèmes de Pessoa
Fernando Pessoa, le très grand, l'immense, poète portugais a plus que tout autre exalté la vérité de la simple Présence des choses, telles qu'elles sont et non telles qu'on les imagine. "Il y a passablement de métaphysique dans la non-pensée" disait-il...
Et en effet toute son oeuvre rend compte de cet état d'être si particulier qu'éprouve le poète ou le mystique, cet "état de poésie" pourrait-on dire, état d'acceptation totale du Réel, état d'innocence d'avant la pensée, mais non de rêverie, car il y faut une grande attention à ce qui est.
Et aussi état de non-volonté, car volonté = pensée = contrôle = désirs et ambition. Pessoa n'était pas dans l'ambition et le désir. C'était juste le modeste salarié d'une maison de commerce portugaise, un homme casanier aimant à flâner dans le quartier des artisans de Lisbonne : "que ne suis-je la poussière du chemin" écrivait-il dans le recueil de ses poèmes intitulé "Le Gardeur de troupeaux" ( réédité par exemple dans la collection Poésie de Gallimard en 2005 ) dont voici un petit extrait, dit par Laurence Terramorsi.
Et en effet toute son oeuvre rend compte de cet état d'être si particulier qu'éprouve le poète ou le mystique, cet "état de poésie" pourrait-on dire, état d'acceptation totale du Réel, état d'innocence d'avant la pensée, mais non de rêverie, car il y faut une grande attention à ce qui est.
Et aussi état de non-volonté, car volonté = pensée = contrôle = désirs et ambition. Pessoa n'était pas dans l'ambition et le désir. C'était juste le modeste salarié d'une maison de commerce portugaise, un homme casanier aimant à flâner dans le quartier des artisans de Lisbonne : "que ne suis-je la poussière du chemin" écrivait-il dans le recueil de ses poèmes intitulé "Le Gardeur de troupeaux" ( réédité par exemple dans la collection Poésie de Gallimard en 2005 ) dont voici un petit extrait, dit par Laurence Terramorsi.
Libellés :
innocence,
non-pensée,
Réel
Inscription à :
Articles (Atom)
.jpg)
