Pablo Neruda, le grand, le très grand poète chilien, prix Nobel de littérature, a toujours eu l'amour et la nostalgie de la nature qui a baignée son enfance : "mon enfance ce sont des souliers mouillés, des troncs cassés/tombés dans la jungle, décorés par les lianes. C'est la découverte du monde du vent et du feuillage"...
La nature est pour lui pureté et silence...
Ecoutons-le dans cet extrait de son poème "Extravagario"dit par François Maistre ( Edition EPM 2009, 37 rue des Vignerons, 94300 Vincennes ), qui s'intitule "Lettre pour qu'on m'envoie du bois"
jeudi 25 février 2010
dimanche 21 février 2010
l'amour de la forêt : Oncle Vania de Tchekhov
Né en 1860, médecin et écrivain, Tchekhov s'intéressait aux arbres, à la protection de la nature, adorait aller à la campagne où il cultivait un potager avec sa soeur.
A propos des arbres, il ne comprenait pas l'acharnement des hommes à les abattre inutilement. Cela transparait notamment dans sa pièce "Le Sauvage", qui préfigure "Oncle Vania", où ce thème est d'ailleurs repris dans les propos d'Astrov, le médecin.
Mais, comme le fait remarque l'auteure du blog "l'or des livres", il ne faut pas s'y tromper : "dépassant une préoccupation écologiste surprenante de modernité, le thème de la forêt n'est qu'une métaphore de l'humanité. Le Sauvage lutte contre la tendance auto-destructrice de l'homme qui abat les arbres nécessaires à sa survie future. Il aime les forêts et utilise «sa force créatrice» pour les sauver de la hache et planter des bois de ses propres mains. Et il puise la foi pour entreprendre ce travail gigantesque, semblant voué à l'échec, dans cette «petite lumière» aperçue au loin : l'amour, la récompense «de celui qui travaille, qui lutte, qui souffre».
Voici un extrait d'Oncle Vania où ce thème est abordé ( lecture proposée par Guillaume Gallienne dans l'émission de France Inter "Ca peut pas faire de mal"du 20 février 2010 )
A propos des arbres, il ne comprenait pas l'acharnement des hommes à les abattre inutilement. Cela transparait notamment dans sa pièce "Le Sauvage", qui préfigure "Oncle Vania", où ce thème est d'ailleurs repris dans les propos d'Astrov, le médecin.
Mais, comme le fait remarque l'auteure du blog "l'or des livres", il ne faut pas s'y tromper : "dépassant une préoccupation écologiste surprenante de modernité, le thème de la forêt n'est qu'une métaphore de l'humanité. Le Sauvage lutte contre la tendance auto-destructrice de l'homme qui abat les arbres nécessaires à sa survie future. Il aime les forêts et utilise «sa force créatrice» pour les sauver de la hache et planter des bois de ses propres mains. Et il puise la foi pour entreprendre ce travail gigantesque, semblant voué à l'échec, dans cette «petite lumière» aperçue au loin : l'amour, la récompense «de celui qui travaille, qui lutte, qui souffre».
Voici un extrait d'Oncle Vania où ce thème est abordé ( lecture proposée par Guillaume Gallienne dans l'émission de France Inter "Ca peut pas faire de mal"du 20 février 2010 )
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dimanche 14 février 2010
Le sacré n'a rien de religieux : Chomo l'artiste gouverné par les forces cosmiques
Chomo, artiste disparu il y a une dizaine d'années, vivait en ermite dans la forêt de Fontainebleau. Il fût celui qui disait "guérir par le refus de la connaissance" en évitant le "gouffre du raisonnement", pour rester en prise directe avec les forces cosmiques, et être le "gardien des valeurs spirituelles à l'état pur"...
Décroissant avant même que le terme existe, il fût celui qui disait "je suis riche de pauvreté, ils sont pauvres de richesse"...
Méfiant à l'égard des mots savants il disait : "tous ces mots non usuels compliquent et altèrent profondément la vie intérieure. Ils se martyrisent les uns les autres, provoquent le Chaos. Ils sont juste bons et utilisés par France-Culture pour meubler les cervelles vides des mannequins à chemises trop blanches pour être utiles !"
Voici un extrait d'un interview où il parle du sacré et du religieux :
Décroissant avant même que le terme existe, il fût celui qui disait "je suis riche de pauvreté, ils sont pauvres de richesse"...
Méfiant à l'égard des mots savants il disait : "tous ces mots non usuels compliquent et altèrent profondément la vie intérieure. Ils se martyrisent les uns les autres, provoquent le Chaos. Ils sont juste bons et utilisés par France-Culture pour meubler les cervelles vides des mannequins à chemises trop blanches pour être utiles !"
Voici un extrait d'un interview où il parle du sacré et du religieux :
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mardi 9 février 2010
Se hâter de vivre : la poésie de Charles Cros
Charles Cros, poète et inventeur, né en 1842 dans l'Aude, est l'un de ces trop rares exemples de réunion dans une seule et même personne de l'amour de la poésie et de l'intérêt pour les sciences. Pas pour les sciences dures et utilitaires, évidemment, mais pour les sciences qui font rêver, qui préparent le monde futur, qui essayent de communiquer avec les extraterrestres...
Ainsi le poète Catulle Mendès écrivait-il de lui "Il avait fait plusieurs trouvailles, assez importantes : le Typhlographe, la Quadrature de l'azimut et de l'almicantarat, la Direction des montgolfières par un boulet de canon projeté de la nacelle, le Phonographe, la Galactothérapie, la Correspondance interplanétaire au moyen d'immenses miroirs d'acier, la Photographie des couleurs, la Transfusion de l'âme, cinq ou six variétés de Sidériscopes et le Monologue"...
Mais ce fût surtout celui qui "se hâtait de vivre", celui qui regardait le monde avec tendresse, celui qui voulait laisser l'Univers "sans désastre et sans incendie", celui qui aimait tant la beauté :
Voici l'un de ses poèmes chanté par Benoit Dayrat, lui-même scientifique et poète
Ainsi le poète Catulle Mendès écrivait-il de lui "Il avait fait plusieurs trouvailles, assez importantes : le Typhlographe, la Quadrature de l'azimut et de l'almicantarat, la Direction des montgolfières par un boulet de canon projeté de la nacelle, le Phonographe, la Galactothérapie, la Correspondance interplanétaire au moyen d'immenses miroirs d'acier, la Photographie des couleurs, la Transfusion de l'âme, cinq ou six variétés de Sidériscopes et le Monologue"...
Mais ce fût surtout celui qui "se hâtait de vivre", celui qui regardait le monde avec tendresse, celui qui voulait laisser l'Univers "sans désastre et sans incendie", celui qui aimait tant la beauté :
Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c'est la fête.
Les gens disent : Comme il est bête!
En somme, je suis mal coté.
J'allume du feu dans l'été,
Dans l'usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu'importe ! J'aime la beauté.
Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.
J'ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d'un pas normal;
Des roses, des roses, des roses !
Voici l'un de ses poèmes chanté par Benoit Dayrat, lui-même scientifique et poète
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samedi 6 février 2010
L'espoir de l'innocence : les planches courbes d'Yves Bonnefoy
Nous avons déja mis en ligne un texte d'Yves Bonnefoy à propos de l'amour de la terre, et de la tristesse à en voir disparaître peu à peu la beauté. Mais au delà de cette tristesse il y a aussi l'espoir : "la vie s'achève, la vie demeure" écrit-il dans son recueil de poèmes "Les planches courbes" ( publié au Mercure de France en 2001 ).
L'espoir "que ce monde demeure, malgré la mort". Et cet espoir est personnifié par l'enfant. Il s'agit, au-delà des mots, d'un retour à l'enfance, à l'innocence, aux sensations :
Et demain, à l'éveil,
Peut-être que nos vies seront plus confiantes
Où des voix et des ombres s'attarderont,
Mais détournées, calmes, inattentives,
Sans guerre, sans reproche, cependant
Que l'enfant près de nous, sur le chemin,
Secouera en riant sa tête immense,
Nous regardant avec la gaucherie
De l'esprit qui reprend à son origine
Sa tâche de lumière dans l'énigme
Voici un court extrait ce ce recueil, lu par le poète lui-même, lors d'un enregistrement à Tours le 5 mars 2002:
L'espoir "que ce monde demeure, malgré la mort". Et cet espoir est personnifié par l'enfant. Il s'agit, au-delà des mots, d'un retour à l'enfance, à l'innocence, aux sensations :
Et demain, à l'éveil,
Peut-être que nos vies seront plus confiantes
Où des voix et des ombres s'attarderont,
Mais détournées, calmes, inattentives,
Sans guerre, sans reproche, cependant
Que l'enfant près de nous, sur le chemin,
Secouera en riant sa tête immense,
Nous regardant avec la gaucherie
De l'esprit qui reprend à son origine
Sa tâche de lumière dans l'énigme
Voici un court extrait ce ce recueil, lu par le poète lui-même, lors d'un enregistrement à Tours le 5 mars 2002:
mardi 2 février 2010
Tout est vrai au pays de la Terre : la poésie d'Anana Terramorsi
Anana Terramorsi, artiste, poétesse, guérisseuse spirituelle, a toujours cherché, dans ses multiples activités, à "accéder à une vérité de l'être", comme l'a écrit Lydia Harambourg dans la monographie qu'elle lui a consacrée ( aux Editions du Cercle d'Art en 1999 ).
Et cette vérité, c'est en particulier par la Nature, par la terre, au travers du jardin, qu'elle peut être perçue. "Voir" le Réel, faire passer les autres dans d'autres dimensions, dans ce monde vrai qui est le monde réel, c'est une seule et même inspiration, que ce soit au jardin, dans l'atelier , en écrivant un poème, ou en étant guérisseuse. Tout se passe en direct : un passage vers l'inconnu.
Voici un court extrait d'un prochain recueil de ses poèmes, intitulé "Buée turquoise"
Et cette vérité, c'est en particulier par la Nature, par la terre, au travers du jardin, qu'elle peut être perçue. "Voir" le Réel, faire passer les autres dans d'autres dimensions, dans ce monde vrai qui est le monde réel, c'est une seule et même inspiration, que ce soit au jardin, dans l'atelier , en écrivant un poème, ou en étant guérisseuse. Tout se passe en direct : un passage vers l'inconnu.
Voici un court extrait d'un prochain recueil de ses poèmes, intitulé "Buée turquoise"
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