Le célèbre botaniste Jean Henry Fabre a écrit au début du XXéme siècle - à une époque de croyance au progrès technique et de révérence portée aux sciences dures - un merveilleux livre, "La Plante - causeries sur la botanique", où il donne ses premières leçons de botanique à son fils ( voir par exemple l'édition de 1923 chez Delagrave, 15 rue Soufflot à Paris ).
Cet ouvrage non spécialisé, rédigé dans un style limpide et vivant, mais pourtant imprégné d'une compréhension profonde du monde végétal, est une illustration du fait que la connaissance et la compréhension de la Nature peuvent - et sans doute même nécessitent - de se passer du langage abstrait, sec et ennuyeux de la science spécialisée. Et qu'une langue simple rendant compte d'observations courantes fait mieux accéder à la Réalité qu'un charabia ésotérique, à condition bien sûr qu'elle soit le fait de personnes ayant elles-mêmes compris en profondeur cette Réalité...
Voici un extrait du 1er chapitre de ce livre, où le narrateur explique l'organisation fondamentale du végétal à partir d'une comparaison entre celui-çi et ces animaux particuliers qu'on appelle polypiers.
jeudi 31 décembre 2009
Sagesse de la vie simple : Les voyages de Pythagore
En 1799 est parue le première édition des "Voyages de Pythagore", de Pierre Sylvain Maréchal, retraçant la vie de cet illustre personnage. Pythagore, qui vécut aux environs de 600 avant Jésus-Christ, fut un grand initié et passa beaucoup d'années à aller de ville en ville, de pays en pays, dans tout le pourtour méditerranéen, et même jusqu'en Inde, pour rencontrer des sages, des oracles, et pour observer, apprendre et comprendre les secrets de la Nature. Instruit de ces expériences, il élabora des lois politiques et morales et créa une école de législateurs...
Ses premiers voyages, avec son mentor Hermodamas, l'amenèrent entre autres sur l'ile de Scyros, où il rencontra Phérycyde, un célèbre oracle, mais également Babys, le père de Phérécyde, un modeste paysan, qui lui montra la sagesse d'une vie simple...
Cet ouvrage a été réédité en 2005 chez Elibron Classics. Voici un court extrait de la rencontre avec Babys
Ses premiers voyages, avec son mentor Hermodamas, l'amenèrent entre autres sur l'ile de Scyros, où il rencontra Phérycyde, un célèbre oracle, mais également Babys, le père de Phérécyde, un modeste paysan, qui lui montra la sagesse d'une vie simple...
Cet ouvrage a été réédité en 2005 chez Elibron Classics. Voici un court extrait de la rencontre avec Babys
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dimanche 27 décembre 2009
Le bonheur simple des jours qui passent : la poésie de Cécile Sauvage
Quoi de plus important que ce qui ne l'est pas : les jours et les saisons qui passent, la vie simple, le sentiment de la nature... Pourquoi vouloir ce que l'on n'a pas, pourquoi désirer ce qui est ailleurs, pourquoi se poser des questions qui n'ont pas de réponses, pourquoi se repaître jour après jour des mauvaises nouvelles qui viennent du monde extérieur...Ne vaut-il pas mieux, comme le dit si bien Cécile Sauvage "ignorer le désir, les gloses" et éviter "le souci d'être grand et de se définir"?
Cécile Sauvage, née en 1883 à La Roche sur Yon, mère d'Olivier Messiaen le compositeur, a été la poètesse de l'innocence, de la vie simple, des petits bonheurs quotidiens. Ses oeuvres complètes ont été publiées pour la première fois en 1929 et rééditées à La Table Ronde ( 7 rue Corneille, Paris 6ème ) en 2002.
Voici un extrait de ses oeuvres, un court poème intitulé "Voeux simples", dit par Laurence Terramorsi
Cécile Sauvage, née en 1883 à La Roche sur Yon, mère d'Olivier Messiaen le compositeur, a été la poètesse de l'innocence, de la vie simple, des petits bonheurs quotidiens. Ses oeuvres complètes ont été publiées pour la première fois en 1929 et rééditées à La Table Ronde ( 7 rue Corneille, Paris 6ème ) en 2002.
Voici un extrait de ses oeuvres, un court poème intitulé "Voeux simples", dit par Laurence Terramorsi
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Le jaillissement de la présence : les carnets de Krishnamurti
Dans la Nature il y a de la présence, et cette présence est Amour. L'Amour est la texture même de la création, la substance du vivant. C'est dans la Nature que le promeneur peut le ressentir, dans la présence douce des fleurs et des arbres, dans la couleur du ciel et le mouvement des nuages, dans la caresse du vent ou la fraîcheur de l'eau, du moins s'il est attentif et vide de pensées. Point n'est besoin de discours religieux ou philosophiques, c'est une pure expérience que chacun peut faire à chaque instant s'il abandonne volonté et projets, inquiétudes et désirs, et s'il accepte simplement ce qui est, ici et maintenant.
Et c'est alors, dans cet état d'être sans pensée, que peuvent surgir des éclairs de conscience, de lucidité, des messages dont s'impose l'évidence, que jamais la pensée volontaire n'aurait pu générer...
Les carnets que Krishnamurti a écrit, au fil des jours et de ses promenades dans la nature, illustrent bien ce processus ( Voir pour la traduction française "Les carnets de Krisnamurti", 1988, Editions du Rocher, 8 rue de l'Odéon, 75006 Paris ). Voici par exemple un court extrait - dit par Laurence Terramorsi - de ce qu'il a noté au cours de sa promenade du 21 août 1961, dans la montagne Suisse.
Et c'est alors, dans cet état d'être sans pensée, que peuvent surgir des éclairs de conscience, de lucidité, des messages dont s'impose l'évidence, que jamais la pensée volontaire n'aurait pu générer...
Les carnets que Krishnamurti a écrit, au fil des jours et de ses promenades dans la nature, illustrent bien ce processus ( Voir pour la traduction française "Les carnets de Krisnamurti", 1988, Editions du Rocher, 8 rue de l'Odéon, 75006 Paris ). Voici par exemple un court extrait - dit par Laurence Terramorsi - de ce qu'il a noté au cours de sa promenade du 21 août 1961, dans la montagne Suisse.
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jeudi 24 décembre 2009
Guérir avec les plantes : L'homme aux herbes de Maurice Zermatten
Maurice Zermatten est né en 1910 à Saint Martin dans le Valais suisse. Son livre "L'homme aux herbes" ( édité chez L'Age d'Homme en 1983 ) raconte l'histoire et surtout la fin de vie d'un vieux guérisseur, qui connaissait bien les plantes.
Où l'on voit que savoir guérir par les plantes, c'est juste savoir parler aux plantes, les écouter, et sentir dans son propre corps ce qui est bon...
Voici un court extrait, dit par Laurence Terramorsi
Où l'on voit que savoir guérir par les plantes, c'est juste savoir parler aux plantes, les écouter, et sentir dans son propre corps ce qui est bon...
Voici un court extrait, dit par Laurence Terramorsi
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L'amour de la Terre : les poèmes d'Yves Bonnefoy
Aimer la Terre, la Nature, la Vie, c'est aimer le Réel plutôt que le virtuel, aimer l'évidence des choses qui sont, plutôt que se perdre dans les rêves, les chimères, le surréel, le transhumain...C'est donner sa place à chaque chose, respecter l'identité des êtres plutôt que projeter sur eux nos propres fantasmes... C'est donner sa place au temps, à la lenteur, à l'éternité, plutôt que tout vouloir sur le champ...
Mais aimer la Terre, profondément, c'est aussi souffrir pour elle, pour ce qui lui est fait par les hommes, c'est éprouver une tristesse, une nostalgie, de voir s'éloigner et disparaître tout ce qui en fait la beauté.
Yves Bonnefoy, le grand poète français, nous fait souvent ressentir cette nostalgie de la Terre aimée, des arbres, des pierres, du simple, mais aussi de la terre "qui finit, là, devant nous, comme un bord abrupt de falaise"
Voici un extrait du poème "Le Souvenir", lui-même partie d'un recueil intitulé "Ce qui fut sans lumière" ( édité en 1987 au Mercure de France, 26 rue de Condé, 75006 Paris )
Mais aimer la Terre, profondément, c'est aussi souffrir pour elle, pour ce qui lui est fait par les hommes, c'est éprouver une tristesse, une nostalgie, de voir s'éloigner et disparaître tout ce qui en fait la beauté.
Yves Bonnefoy, le grand poète français, nous fait souvent ressentir cette nostalgie de la Terre aimée, des arbres, des pierres, du simple, mais aussi de la terre "qui finit, là, devant nous, comme un bord abrupt de falaise"
Voici un extrait du poème "Le Souvenir", lui-même partie d'un recueil intitulé "Ce qui fut sans lumière" ( édité en 1987 au Mercure de France, 26 rue de Condé, 75006 Paris )
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