Point n'est besoin de rolex ou de kärcher, de gadgets électroniques, de repas au Fouquet's ou d'amis milliardaires, pour goûter le bonheur simple des jours qui passent...

Point n'est besoin de pipoles et de medias, de newsmagazines et de traders, de "happy few" ou de "think tanks" pour vivre dignement ...

Voyez où nous ont conduit la raison raisonnante, la technologie débridée et la science arrogante, la volonté de puissance et de conquête, l'avidité financière et l'obsession de la croissance...

Et c'est d'autre chose dont nous avons aujourd'hui grand besoin : de compassion pour la Terre, les plantes et les animaux, de frugalité et de simplicité de vie, de convivialité, d'innocence et de pureté du regard, d'amour du Réel plutôt que du virtuel, de silence et de beauté... Et surtout, surtout : de ce souci inquiet et attentif de l'autre, qui est attribut du féminin...

Tout cela nous pouvons l'entretenir en nous en cultivant un "état de poésie", une autre vision de la vie, que nous enseignent certains poètes et artistes, ainsi qu'en témoigne le contenu de ce blog



dimanche 28 novembre 2010

Elle était là pour tout offrir : l'élégie de la femme chez Paul Chaulot

Paul Chaulot, poète français peu connu dont nous avons déja mis un extrait en ligne, nous a laissé ce merveilleux poème sur la femme, la femme rédemptrice, la femme surtout qui nous apprend une autre façon de voir la vie : "tout était comme si le monde apprenait un autre chemin dans chaque geste de la femme"...

Voici un texte intitulé "Son visage de servante", extrait du recueil "L'herbe de chaque escale" publié en 1956 chez Seghers. Ce texte est dit par Jean Négroni, dans un disque de la collection "Poésies et Chansons" des Editions Reflets :




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mardi 16 novembre 2010

Le retour à l'innocence : L'inconnu sur la terre de JMG Le Clézio ( suite )

L'inconnu sur la terre est un essai de JMG Le Clézio publié en 1978 chez Gallimard.

Cet inconnu est un enfant, assis "au bord des nuages", qui symbolise le regard que nous pourrions porter sur le monde si nous acceptions de nous débarasser de toutes nos vieilles conceptions, et d'aborder la réalité avec innocence et pureté.

Nous verrions peut-être alors, seulement quelques instants, ce que nous ne connaissons pas, ce qui nous est encore inconnu, mais qui est là depuis toujours...

En voici un 3ème extrait, dit par Vincent Planchon, où nous voyons que "le langage de l'homme n'est jamais satisfaisant" :



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vendredi 12 novembre 2010

La puissance génère le meurtre : Georges Haldas

Georges Haldas vient de s'éteindre. Ce poète suisse qui hantait les cafés genevois était du côté des pauvres, des petits, "des gens qui soupirent", car pour lui "la puissance génère le meurtre". Et toute la question était donc de vivre "en Etat de poésie", qu'il définissait ainsi :

"On comprendra aisément dès lors que l'Etat de Poésie - expérience faite - m'apparaisse comme le miroir de la condition humaine. Soumis à l'Etat de Meurtre - le biologique et même le social - et aspirant à dépasser ce double conditionnement, pour accéder à cet Etat qu'il me plaît d'appeler "résurrectionnel". Ou si on préfère, disons que vivre en Etat de Poésie, c'est avoir les pieds dans la boue (la puissance, le meurtre) et le regard levé vers les étoiles (l'amour qui relie et fait vivre)."

Voici un court extrait d'un entretien avec le journaliste Jean-Philippe Rapp, diffusé sur la Télévision Suisse Romande en janvier 2005 :




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mardi 9 novembre 2010

la violence des institutions : Léon Tolstoï

Dans "Le Royaume de Dieu est en vous" ( paru en 1893 et réédité en 2010 par les Editions Le Passager Clandestin ), Leon Tolstoï dénonce la violence des institutions et la trahison par les Eglises de la parole du Christ.

Cet éloge passionné de la non-violence a directement inspiré Gandhi, avec lequel Tolstoï a correspondu à la fin de sa vie, vers 1909-1910.

Voici un court extrait du dernier chapitre de ce livre :




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samedi 6 novembre 2010

Savoir, prévoir et pouvoir ne servent à rien : Paul Valéry

Dans ce court et étrange poème intitulé "Chanson à part", si bien dit par Jean Vilar dans un disque édité en 1959 par les Editions Pierre Seghers ( collection Poètes d'Aujourd'hui ), Paul Valéry nous dit à quel point il est vain de "savoir, prévoir et pouvoir"...




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lundi 1 novembre 2010

L'aube sans cesse à son lever : Paul Chaulot

Paul Chaulot, poète français né en 1916 et mort en 1969, fût qualifié à tort de poète populiste, parce qu'il parlait des choses quotidiennes et des objets usuels.

Pourtant nul ne fût plus mystique que lui, lui qui disait sentir "s'édifier en moi une église qu'aucun dieu n'eut habité"...

Il pensait que "faire acte de poésie c'est transmuer le réel". Et c'est bien de cela dont il s'agit dans cet extrait - dit par Jean Négroni ( disque "Poésie et chansons" des Editions Reflets, 1961 ) - de son recueil La porte la plus sûre : aller à la source des mots, là où se situe "l'aube sans cesse à son lever" et "le fleuve sans berges", là où il n'y a plus ni commencement ni fin, mais simplement "la profondeur d'un fruit qui tombe"...




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