Voici encore un poème de Francis Jammes, ce merveilleux poète béarnais dont Pierre Seghers disait : "La simplicité, l'évidence, l'harmonie, l'émotion contenue, l'humour attendri...ce sont là les qualités majeures de la poésie de Francis Jammes"
Dans celui-ci, intitulé "J'allais dans le verger", Jammes se demande "pourquoi ais-je l'existence que j'aie ?", et ressent son appartenance profonde à l'ordre naturel, celui de ses montagnes...
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samedi 30 juillet 2011
mercredi 20 juillet 2011
Dieu loge dans les toutes petites choses : Christian Bobin à propos de Ryokan
Dans cette chronique ( émission Initiales du 3 juillet 2011 sur la Radio Suisse Romande ) Christian Bobin nous dit son émerveillement pour les poèmes de Ryokan, cet ermite japonais du XVIIIème siècle - "le moine au coeur d'enfant" - qui nous a laissé de biens jolis poèmes, comme celui-ci par exemple :
Que laisserai-je derrière moi ?
Les fleurs du printemps,
le coucou dans les collines,
et les fleurs de l'automne
"Ryokan ne célébrait aucun rituel et ne dispensait aucun enseignement. Jamais non plus il n'évoque un point de doctrine ou ne fait état d'un quelconque éveil..." ( Wikipedia ). Il s'occupe des petites choses, de son bol disparu, des enfants avec lesquels il joue pendant des heures, pendant que les hommes d'affaires "font leurs additions sous les gravats"...
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Que laisserai-je derrière moi ?
Les fleurs du printemps,
le coucou dans les collines,
et les fleurs de l'automne
"Ryokan ne célébrait aucun rituel et ne dispensait aucun enseignement. Jamais non plus il n'évoque un point de doctrine ou ne fait état d'un quelconque éveil..." ( Wikipedia ). Il s'occupe des petites choses, de son bol disparu, des enfants avec lesquels il joue pendant des heures, pendant que les hommes d'affaires "font leurs additions sous les gravats"...
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mardi 5 juillet 2011
Je suis un mystique, mais par le corps seulement : Fernando Pessoa
Alberto Caeiro, l'un des noms sous lequel écrit Fernando Pessoa, le grand poète portugais, nous dit toute l'importance de sentir au lieu de penser, ou plutôt d'avoir des pensées "qui sont toutes des sensations"...
Car la pensée raisonneuse, analytique, ne conduit à rien et ne fait que tourner sur elle-même...ainsi que l'écrit Pessoa dans "En Bref" : "seuls ceux qui ne pensent jamais parviennent à une conclusion. Penser c'est hésiter"...
Quand parviendrons-nous donc à retrouver nos sensations, c'est à dire à relier à nouveau avec nos propres corps, et donc avec la Nature ?
Propos illustré par le poème "Je suis un gardeur de troupeau", dit ici par Christian Gonon de la Comédie Française, dans l'émission "Le poème du jour" de France Culture du 29/06/2011...
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Car la pensée raisonneuse, analytique, ne conduit à rien et ne fait que tourner sur elle-même...ainsi que l'écrit Pessoa dans "En Bref" : "seuls ceux qui ne pensent jamais parviennent à une conclusion. Penser c'est hésiter"...
Quand parviendrons-nous donc à retrouver nos sensations, c'est à dire à relier à nouveau avec nos propres corps, et donc avec la Nature ?
Propos illustré par le poème "Je suis un gardeur de troupeau", dit ici par Christian Gonon de la Comédie Française, dans l'émission "Le poème du jour" de France Culture du 29/06/2011...
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