Point n'est besoin de rolex ou de kärcher, de gadgets électroniques, de repas au Fouquet's ou d'amis milliardaires, pour goûter le bonheur simple des jours qui passent...

Point n'est besoin de pipoles et de medias, de newsmagazines et de traders, de "happy few" ou de "think tanks" pour vivre dignement ...

Voyez où nous ont conduit la raison raisonnante, la technologie débridée et la science arrogante, la volonté de puissance et de conquête, l'avidité financière et l'obsession de la croissance...

Et c'est d'autre chose dont nous avons aujourd'hui grand besoin : de compassion pour la Terre, les plantes et les animaux, de frugalité et de simplicité de vie, de convivialité, d'innocence et de pureté du regard, d'amour du Réel plutôt que du virtuel, de silence et de beauté... Et surtout, surtout : de ce souci inquiet et attentif de l'autre, qui est attribut du féminin...

Tout cela nous pouvons l'entretenir en nous en cultivant un "état de poésie", une autre vision de la vie, que nous enseignent certains poètes et artistes, ainsi qu'en témoigne le contenu de ce blog



jeudi 28 avril 2011

Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti ( suite )

Nous poursuivons donc les extraits annoncés des Carnets de Krishnamurti, où la relation à la nature induit la méditation. Ici c'est "le sentiment d'immensité presque insupportable", la calme majestueux de la nature environnante, qui entraîne l'auteur à rejeter l'imagination et la fantaisie au profit de la Réalité elle-même.

Et c'est le calme d'un cerveau "devenu très tranquille, sans interpréter ni classifier" qui conduit à la félicité...



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dimanche 24 avril 2011

Etablir une relation profonde avec la nature : les Carnets de Krishnamurti

La relation à la nature est la source de la guérison, et la voie de la transformation de l'homme. Nous allons mettre en ligne plusieurs extraits du journal de Krishnamurti sur ce thème, tellement il nous semble important.

Juste un mot d'explication préalable.


Krishnamurti a écrit dans son dernier journal : « Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d'animaux pour nous nourrir, nous ne ferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou aux cochons d'Inde en pratiquant la vivisection dans notre seul intérêt. Nous trouverions d'autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais la guérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, de l'orange sur sa branche, du brin d'herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages. Ce n'est pas le produit d'une imagination sentimentale ou romantique, c'est la réalité de celui qui est en relation avec tous les êtres vivants et animés de la terre. »

Et encore : « Si vous n'êtes pas en relation avec les êtres vivants de la terre, vous risquez de perdre votre rapport à l'humanité, aux êtres humains »...

Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas du sentiment commun de la nature – que tout un chacun peut éprouver - dont il est ici question, mais d'un sentiment beaucoup plus profond. Comme il est dit dans l'extrait ci-dessous ( tiré des « Carnets » – Editions du Rocher 1988 ) : « ...ces rochers, ces champs, ces minuscules cabanes n'étaient plus là, mais seulement la beauté, l'amour, la destruction et l'immensité de la création... »



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jeudi 21 avril 2011

Terre n'est-ce pas ce que tu veux : renaître en nous ? R-M. Rilke

Dans la 9ème Elégie de Duino, Rainer Maria Rilke nous parle de la sagesse de la terre ( "toujours tu eus raison" ), et de son pouvoir de transformation de l'homme : "quelle mission imposes tu si ce n'est la transformation ?".

Comme l'a écrit Angela Bargenda, comparant ce texte à la poésie d'Anna de Noailles : "la prise de conscience de ce pouvoir de transformation par la parole a pour conséquence l'entrée radicale du poète dans la création du monde..."

Voici un extrait de cette 9ème Elégie, dit ici par Serge Reggiani :




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mercredi 6 avril 2011

Nous sommes invités à sentir : Gilles Clément le jardinier

Gilles Clément est un jardinier passionné, qui a inventé le "jardin planétaire"qu'il définit ainsi lui-même : « Faire le plus possible avec, le moins possible contre ». La finalité du Jardin Planétaire consiste à chercher comment exploiter la diversité sans la détruire. Comment continuer à faire fonctionner la « machine » planète, faire vivre le jardin, donc le jardinier.

Dans ce passage de son roman "Thomas et le voyageur", publié en 1997 et réédité récemment chez Albin Michel, il nous invite à sentir, à adopter une autre manière de voir la nature, où "l'irrationel participe au discernement".

Extrait de l'émission "L'Humeur vagabonde" de France Inter du 5 avril 2011




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vendredi 1 avril 2011

comment pouvons-nous supprimer l'inégalité ? la réponse de Krishnamurti

Krishnamurti a souvent abordé le thème de l'égalité et de l'inégalité, et s'est posé la question de la manière de parvenir à supprimer cette dernière.

Nos politiciens et nos philosophes, souvent prolixes sur ce thème, et toujours porteurs de quelque nouveau système social ou économique pour y parvenir, feraient bien d'écouter son message, résumé dans cet extrait des conférences qu'il a données à Madras et à Bénarès en 1947-1949...




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