Poursuivant la publication d'extraits du livre de Gandhi "Leur civilisation et notre délivrance", publié en français chez Denoël en 1957, nous vous proposons d'écouter cette fois ci ce qu'il dit de la médecine, cet autre pilier de la civilisation occidentale.
De quoi méditer, en ces temps où les "coupe-faim" font la une des journaux...
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lundi 31 janvier 2011
vendredi 28 janvier 2011
La civilisation occidentale s'autodétruira : Gandhi
En 1910 Gandhi publia un pamphlet contre la civilisation occidentale, qui constitue en même temps un vibrant hommage à la civilisation indienne - "Leur civilisation et notre délivrance" - ouvrage traduit en français chez Denoël en 1957. Pour lui "cette civilisation est telle que l'on a juste à être patient et elle s'autodétruira"...
Apôtre de la résistance passive ( satyagraha ) et de la non-violence ( ahimsa ), sa vision de la vie et sa philosophie sont plus que jamais d'actualité, et nous allons donc lui consacrer quelques "messages" de ce blog.
Et tout d'abord voyons ce qu'il dit dans cet ouvrage des avocats, dont on voit beaucoup de représentants ces temps-ci dans les hautes sphères de l'Etat...
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Apôtre de la résistance passive ( satyagraha ) et de la non-violence ( ahimsa ), sa vision de la vie et sa philosophie sont plus que jamais d'actualité, et nous allons donc lui consacrer quelques "messages" de ce blog.
Et tout d'abord voyons ce qu'il dit dans cet ouvrage des avocats, dont on voit beaucoup de représentants ces temps-ci dans les hautes sphères de l'Etat...
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samedi 22 janvier 2011
La plénitude du Réel : poésie de Maxence
Il faut parfois être proche de la mort pour ressentir pleinement l'instant présent, gouter la saveur de chaque chose, et vivre intensément la plénitude du réel. Maxence, né en 1929, est de ces poètes qui nous font ressentir cet état intérieur fait de calme, d'« attente sans attention », de « respiration de la lumière » et d' « innocence révélée ».
C'est cette intensité qui s'exprime ici, dans son poème « l'Heure Plénière »
Les poèmes de Maxence peuvent également être lus et écoutés sur le site http://maxence-poesie.com
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C'est cette intensité qui s'exprime ici, dans son poème « l'Heure Plénière »
Les poèmes de Maxence peuvent également être lus et écoutés sur le site http://maxence-poesie.com
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dimanche 16 janvier 2011
La claire simplicité des arbres et des plantes : Fernando Pessoa
Fernando Pessoa fut le poète des choses et des êtres simples. Dans ce poème extrait du recueil "Le Gardeur de Troupeaux", édité en langue française chez Gallimard dans une traduction d'Armand Guibert, Pessoa, alias Alvaro de Campos, nous parle des prières à Sainte Barbe que font les gens simples lorsqu'ils ont peur de la foudre.
Mais la simplicité des hommes est toujours bien plus compliquée, stupide et confuse, que "la claire simplicité et la toute simple existence des arbres et des plantes"...
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Mais la simplicité des hommes est toujours bien plus compliquée, stupide et confuse, que "la claire simplicité et la toute simple existence des arbres et des plantes"...
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mercredi 12 janvier 2011
de la nécessité de s'indigner : Stéphane Hessel
Stéphane Hessel vient de publier un petit livre "Indignez-vous"qui rencontre un fort succès en librairie.
Il faut dire qu'en matière de résistance il sait de quoi il parle : arrêté en août 44 il est déporté en Allemagne. Détenu au bloc 17 à Buchenwald, il échappe à la mort en prenant une fausse identité, puis il transite par le camp de Schönebeck où il échappe à la pendaison. A la suite d'une tentative d'évasion il est transféré au camp de Dora où il échappe une nouvelle fois à la pendaison, saute enfin du train qui le transfère à Bergen-Belsen pour rejoindre les troupes américaines à Hanovre...
C'est pourquoi les "voeux" ci-dessous, qu'il a enregistrés à l'intiative de Mediapart, s'ils ont un aspect satirique amusant, sont cependant à prendre très au sérieux...L'heure est grave !!
Il faut dire qu'en matière de résistance il sait de quoi il parle : arrêté en août 44 il est déporté en Allemagne. Détenu au bloc 17 à Buchenwald, il échappe à la mort en prenant une fausse identité, puis il transite par le camp de Schönebeck où il échappe à la pendaison. A la suite d'une tentative d'évasion il est transféré au camp de Dora où il échappe une nouvelle fois à la pendaison, saute enfin du train qui le transfère à Bergen-Belsen pour rejoindre les troupes américaines à Hanovre...
C'est pourquoi les "voeux" ci-dessous, qu'il a enregistrés à l'intiative de Mediapart, s'ils ont un aspect satirique amusant, sont cependant à prendre très au sérieux...L'heure est grave !!
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samedi 1 janvier 2011
Nous plions sans combattre : Mikhaïl Lermontov
Mikhaïl Lermontov, poète russe mort en duel en 1841 à 27 ans, eut quelques problèmes avec l'impitoyable tsar Nicolas 1er, qu'il osa critiquer pour sa politique d'extrême conservatisme et de retour à la réaction...
On dit d'ailleurs que le tsar, apprenant sa mort, murmura plaisamment "A un chien une mort de chien", ce chien qu'il envoya faire la guerre dans le Caucase, mais qui écrivait néanmoins : « Oui, j’aime ma patrie, mais je l’aime d’un amour qui m’est propre, et que tous les arguments de la raison essaieraient en vain de modifier. J’ai beau faire, je ne puis m’enthousiasmer pour la barbarie, ni pour celle d’aujourd’hui, ni pour celle des temps passés. Je n’aime pas la gloire achetée par la violence, je n’aime pas l’arrogance appuyée sur les baïonnettes ; mais j’aime, sans savoir pourquoi, le silence et la solitude des steppes, j’aime le bruissement des forêts pendant la nuit et le murmure sans fin des torrents, quand un souffle printanier fait fondre les glaces. J’aime à chasser dans les plaines désertes, à pousser mon cheval au hasard et à chercher mon chemin dans la nuit. J’aime aussi dans nos villages l’aire chargée de grains, les toits couverts de chaume, la ferme aux fenêtres sculptées, et le dimanche, quand les paysans ivres se mettent à danser dans la taverne, j’aime à les voir oublier dans le bruit et la joie toutes les tristes misères de la semaine. »...
Ce résistant n'écrivait-il pas encore : "Nous plions sans combattre, indifférents au mal comme au bien" dans ce poème intitulé "Ma génération m'attriste et me dégoute", lu par Félicien Juttner sur France Culture le 29 décembre 2010.
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On dit d'ailleurs que le tsar, apprenant sa mort, murmura plaisamment "A un chien une mort de chien", ce chien qu'il envoya faire la guerre dans le Caucase, mais qui écrivait néanmoins : « Oui, j’aime ma patrie, mais je l’aime d’un amour qui m’est propre, et que tous les arguments de la raison essaieraient en vain de modifier. J’ai beau faire, je ne puis m’enthousiasmer pour la barbarie, ni pour celle d’aujourd’hui, ni pour celle des temps passés. Je n’aime pas la gloire achetée par la violence, je n’aime pas l’arrogance appuyée sur les baïonnettes ; mais j’aime, sans savoir pourquoi, le silence et la solitude des steppes, j’aime le bruissement des forêts pendant la nuit et le murmure sans fin des torrents, quand un souffle printanier fait fondre les glaces. J’aime à chasser dans les plaines désertes, à pousser mon cheval au hasard et à chercher mon chemin dans la nuit. J’aime aussi dans nos villages l’aire chargée de grains, les toits couverts de chaume, la ferme aux fenêtres sculptées, et le dimanche, quand les paysans ivres se mettent à danser dans la taverne, j’aime à les voir oublier dans le bruit et la joie toutes les tristes misères de la semaine. »...
Ce résistant n'écrivait-il pas encore : "Nous plions sans combattre, indifférents au mal comme au bien" dans ce poème intitulé "Ma génération m'attriste et me dégoute", lu par Félicien Juttner sur France Culture le 29 décembre 2010.
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